Prostitution: L'Allemagne rend obligatoire le port du préservatif

SOCIETE La nouvelle loi, qui entrera en vigueur en 2017, oblige les clients des maisons closes à porter un préservatif, sous peine d'amendes...

20 Minutes avec agences
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Illustration d'une prostituée.
Illustration d'une prostituée. — SERGE POUZET/SIPA

Le ministère allemand de la Famille a salué, ce mardi matin, l’accord de la coalition au pouvoir sur une loi débattue depuis de longs mois et devant assurer une meilleure protection des prostituées en Allemagne. Dans ce pays où la prostitution est légale depuis 2002, le port du préservatif devrait ainsi bientôt être obligatoire pour tous les clients de prostituées.

Le casier judiciaire des tenanciers sera désormais examiné

Selon l’annonce faite par la coalition regroupant les conservateurs de la CDU d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD), cette loi entrera en vigueur en juillet 2017. Sa mesure phare ? L’obligation, donc, pour les clients des maisons closes, qui ont pignon sur rue dans le pays, à porter un préservatif, sous peine d’amendes. Un panneau devra signaler cette obligation dans chaque établissement.

La procédure pour ouvrir un « bordel », jusqu’ici très simple, doit également être renforcée. Le casier judiciaire des tenanciers sera désormais examiné lors de leur demande d’autorisation. Ceci afin d’empêcher notamment que d’anciens membres de réseaux dédiés à la traite d’êtres humains soient à la tête d’un établissement.

Mesures d’hygiène plus strictes et des rendez-vous médicaux

Les mesures d’hygiène requises doivent aussi devenir plus strictes, et les prostituées ne pourront désormais plus être logées dans les chambres où elles reçoivent les clients. Ces dernières devront, comme la loi le prévoit, se déclarer et prendre des rendez-vous périodiques auprès des services de santé.

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Le texte complète le cadre de 2002 légalisant la prostitution et qui avait théoriquement ouvert aux prostituées un droit à l’assurance chômage, à des conditions de travail réglementées et à une couverture maladie. Reste qu’un rapport de 2007, jusqu’ici seul bilan officiel de cette libéralisation, affirmait que seulement 1 % des prostituées avaient depuis cette libéralisation un contrat de travail.