Cancer: Une prise de sang pour prévenir les séquelles de la radiothérapie?

ETUDE Ce nouveau «test prédictif fiable» qui vient d'être mis au point permettrait de déterminer, entre autres, quelle intensité de rayons sera supportée sans risques…

20 Minutes avec agence

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L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui détaille actuellement son activité dans chaque région française, a mis en exergue mercredi deux incidents marquants en matière de radiothérapie survenus dans le sud de la France, à Nice et à Nîmes.
L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui détaille actuellement son activité dans chaque région française, a mis en exergue mercredi deux incidents marquants en matière de radiothérapie survenus dans le sud de la France, à Nice et à Nîmes. — Mychele Daniau afp.com

En plus de détruire les tumeurs cancéreuses, les séances de radiothérapie peuvent malheureusement parfois endommager les cellules saines. L’idéal serait donc de pouvoir déterminer à l’avance le risque de contamination de l’organisme par les radiations.

Or, les chercheurs français de l’Inserm à l’université de Montpellier (Hérault), pourraient avoir mis au point ce « test prédictif fiable » sous la forme d’une simple prise de sang.

Un lien entre une concentration de TALRI et une destruction des tissus sains

Dans leurs travaux publiés, en décembre, en ligne sur eBioMedicine, les scientifiques expliquent avoir étudié le taux d’apoptose radio-induite lymphocytaire (TALRI, indicateur du risque de toxicité des rayons après le traitement) chez plus de 500 femmes atteintes d’un cancer du sein. Il est alors apparu qu’il existait un lien entre une forte concentration de TALRI et une faible destruction des tissus sains par la radiothérapie, même à long terme. L’inverse s’est également vérifié.

Un examen sanguin déterminant le taux de TALRI des patientes constituerait donc un « test prédictif fiable » concernant « les risques d’effets secondaires de l’irradiation ».

Donner un risque fiable de séquelles tardives après radiothérapie

Selon les chercheurs, un tel test permettrait au corps médical de déterminer quel type de radiothérapie sera le plus adapté et provoquera donc le moins de séquelles chez les patients, mais aussi quelle intensité de rayon sera supportée sans risques.

Cependant, comme le rappelle David Azria, l’un des principaux auteurs de l’étude, les résultats du test sanguin doivent être « intégrés avec l’ensemble des paramètres » pour permettre « de donner un risque fiable de séquelles tardives après radiothérapie ».