Un scientifique tient une bouteille contenant du bisphénol A
Un scientifique tient une bouteille contenant du bisphénol A — Remy Gabalda AFP

PLANETE

Perturbateurs endocriniens: Ils coûtent au moins 157 milliards d'euros par an à l'Europe

La majeure partie du coût serait générée par les pesticides, suivis par les phtalates et les retardateurs de flamme…

Les perturbateurs endocriniens coûteraient chaque année à L’Union européenne au moins 157 milliards d’euros.

C’est la conclusion de chercheurs de l’Université de New York, dont l’étude est parue en mars 2015. Le chiffre a été remis sur la table la semaine dernière lors d’un colloque de l’Institut Pasteur, sur le thème des problèmes de santé imputables à ces substances nocives, organisé par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et le ministère de l’Ecologie.

Troubles neurologiques, cancers, obésité, diabète…

Selon d’autres spécialistes cités par le magazine Sciences et Avenir, ce coût pourrait même atteindre jusqu’à 270 milliards d’euros, dont une grande partie (autour de 120 milliards) serait générée par les seuls pesticides. Viendraient ensuite les phtalates et les retardateurs de flamme.

Si la prise en charge des maladies attribuées aux perturbateurs endocriniens est si élevée, c’est parce que ces dernières sont nombreuses et sérieuses, troubles neurologiques en tête. Cancers, obésité et problèmes de fertilité masculine sont également cités. Une nouvelle pathologie pourrait même s’ajouter à la liste, si l’on en croit le chercheur niçois Patrick Fenichel : le diabète.

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Et cela ne devrait guère s’arranger, quand on sait que « les effets des perturbateurs endocriniens pourraient se transmettre sur plusieurs générations » selon l’endocrinologue belge Jean-Pierre Bourguignon.