Grippe: Les femmes seraient mieux protégées grâce à leurs hormones

ETUDE Les femmes peuvent remercier leurs hormones qui ralentissent la «réplication» du virus...

20 Minutes avec agence
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Illustration d'une jeune femme souffrant de la grippe.
Illustration d'une jeune femme souffrant de la grippe. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Il n’y aurait pas d’égalité des sexes face à la grippe. Les femmes, protégées par leurs hormones, les œstrogènes, seraient, en effet, bien moins sensibles au virus que les hommes. C’est la conclusion de taille livrée récemment dans la revue American Journal of Physiology par les chercheurs de l’université de médecine Johns Hopkins (Baltimore, Etats-Unis).

Plusieurs experts ont prélevé des cellules de la paroi du nez, en première ligne quand il s’agit de rencontrer le virus de la grippe, chez des sujets âgés de 18 à 45 ans (parmi lesquels 10 hommes et 42 femmes) pour les cultiver in vitro.

Ces cellules ont ensuite été mises en contact avec différents composés chimiques, constitués d’œstrogènes ou mimant l’action de ces dernières. Il ne restait plus qu’à « infecter » ces cultures avec la grippe saisonnière pour obtenir une première idée de l’action des hormones sur le virus.

Un virus beaucoup moins « rapide »

Bilan : Injectés 24 à 72 heures avant infection, les composés chimiques ont apporté aux cellules une plus forte résistance contre le virus grippal chez les femmes que chez les hommes. Injectés après infection, leur efficacité était toutefois moindre.

Les œstrogènes semblent donc bel et bien bloquer la capacité du virus à se répliquer dans les cellules humaines, lui ôtant l’une de ses principales armes, la rapidité, pour entraîner une infection aiguë chez l’homme, estiment ainsi les chercheurs.

La contraception œstro-progestative ce puissant bouclier antigrippe

De son côté, le site spécialisé Santé Log va plus loin en suggérant que « durant certaines étapes de la vie, et en fonction de la fluctuation des niveaux d’œstrogènes, les femmes pourraient être plus ou moins protégées pendant les épidémies de grippe saisonnière ».

De fait, les femmes qui reçoivent une contraception œstro-progestative ou un complément hormonal à la ménopause, hériteraient au passage de puissants boucliers antigrippe.