Le risque de mortalité lié à l'obésité est sous-estimé

ETUDE Même les anciens obèses présentent de plus grand risques de mortalité ou de maladie...

20 Minutes avec agences

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Illustration obésité.
Illustration obésité. — PAUL ELLIS/AFP

Les effets potentiellement mortels de l’obésité seraient sous-estimés dans la plupart des études menées sur le sujet, car ces dernières s’appuient sur une seule mesure de l’indice de masse corporelle et non sur les variations de poids sur de plus longues périodes.

Ainsi, les travaux scientifiques qui ne font pas de distinction entre les personnes n’ayant jamais dépassé un poids normal et celles qui ont été obèses ou en surpoids avant de maigrir sont trompeurs, puisqu’ils ne tiennent pas compte des effets durables d’un excès pondéral sur la santé.

Inclure les mesures de poids dans le temps

C’est ce qu’affirment des chercheurs américains, dont les travaux sont parus lundi 4 janvier dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Ils précisent que « les risques liés à l’obésité ont été obscurcis dans les recherches précédentes parce que la plupart des études prenaient en compte le poids pris une seule fois. Le simple fait d’incorporer les mesures du poids dans le temps clarifie les risques de l’obésité et montre qu’ils sont beaucoup plus grands qu’estimés jusqu’alors. »

Le risque de mortalité augmente de 27 %

L’étude a montré que le risque de mortalité des personnes qui avaient un poids normal au moment de l’enquête mais avaient été obèses ou en excès pondéral dans le passé, était 27 % plus élevé que pour ceux ayant toujours gardé la ligne.

Une plus grande prévalence de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires a également été observée parmi les personnes qui ont eu un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé que la normale et ont ensuite perdu du poids, par rapport à ceux ayant toujours été minces. La preuve que les anciens obèses ne sont pas à l’abri des problèmes de santé liés au poids.