Du sexe pour les sexagénaires

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Oui, mamy et papy s'envoient  en l'air. La plupart des Américains âgés de 57 à 85 ans estiment que la sexualité est importante dans leur vie, selon la première enquête nationale approfondie sur ce sujet publiée ce mercredi.

Ainsi, 73% des personnes âgées entre 57 et 64 ans affirment demeurer sexuellement actives. Cette proportion passe à 53% pour la tranche d'âge 65-74 ans et à 26% au-delà de 75 ans.

Il faut avoir la santé

Car le plus grand frein à leur activité est la santé, un facteur qui devient décisif avec l'âge. «Les adultes plus âgés conservent un intérêt pour le sexe et continuent à avoir des relations sexuelles mais qu'un grand nombre souffre de problèmes sexuels», relève Stacy Tesser Lindau, professeur de gynécologie et spécialiste de médecine gériatrique à l'Université de Chicago (Illinois, nord).

Les femmes âgées éprouvent moins le désir d'avoir des rapports sexuels que les hommes âgés. Parmi ceux qui restent actifs sexuellement, près de la moitié reconnaissent cependant avoir rencontré au moins un problème. Ainsi, 37% des hommes indiquent avoir eu des problèmes d'érection et 39% des femmes évoquent une sécheresse vaginale.

Un milliard de dollars par an

Preuve de l'importance de la sexualité pour la génération des «baby boomer» qui commencent à atteindre la soixantaine, les hommes aux Etats-Unis dépensent plus d'un milliard de dollars annuellement pour améliorer leurs capacités sexuelles.

Concernant le sida, l'étude remarque que le nombre de personnes âgées de 50 ans et plus infectées par le virus est en augmentation. La plupart des séropositifs âgés ont été infectés avant l'âge de 50 ans mais, souligne l'enquête, les relations sexuelles plus nombreuses parmi les personnes âgées augmentent le risque de nouvelles infections. Environ 15% des nouveaux cas de sida sont diagnostiqués chez des personnes âgées de plus de 50 ans

Cette étude a été conduite auprès d'un échantillon représentatif de 3.005 hommes et femmes de 57 à 85 ans, financée par les Instituts nationaux américains de la santé (NIH). Elle est parue dans le New England Journal of Medicine daté du 23 août.