Quand la méditation vient en aide aux enfants défavorisés

SOCIETE Le «mindfulness», méditation en pleine conscience, serait un excellent antistress…

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un groupe d'enfants.
Illustration d'un groupe d'enfants. — Brian Passino/AP/SIPA

On savait la méditation efficace contre le stress, en particulier dans la sphère professionnelle. Mais les bienfaits de ce type particulier de recueillement, encore peu répandu, pourraient aller encore plus loin.

Ainsi, la pratique régulière du « mindfulness », aussi appelé méditation de pleine conscience, permettrait aux enfants défavorisés de mieux gérer leurs émotions et de ressentir un plus grand confort psychique.

Huit semaines de méditation

Pour le démontrer, des chercheurs de la Johns Hopkins School of medicine de Baltimore (Etats-Unis) ont proposé à 300 jeunes collégiens défavorisés et issus de minorités de participer à une étude.

Certains ont suivi pendant huit semaines un programme de réduction du stress basé sur la méditation de pleine conscience. Les enfants concernés ont pratiqué le yoga, la méditation assise, le passage en revue mental de toutes les parties du corps, et des réflexions guidées informelles ayant pour but de mieux décoder et comprendre les communications interpersonnelles, les comportements quotidiens, les émotions ou la rumination mentale.

Moins de symptômes liés au stress

Les résultats du travail des universitaires américains, publiés dans le magazine scientifique Pediatrics, montrent qu’au final, les collégiens ayant suivi le programme de méditation souffraient moins que les autres de symptômes post-traumatiques, de dépression, d’auto hostilité ou de réactions négatives.

Le « mindfulness » les aurait donc rendus moins sensibles au stress. Une conclusion qui ne fait que confirmer le résultat du travail de chercheurs anglais, publié en avril dans la revue médicale The Lancet, expliquant que cette méditation de pleine conscience pouvait potentiellement protéger les patients dépressifs d’une rechute, tout autant que les médicaments classiques.