Médecine: Les étudiants furieux après le raté des examens sur tablettes

EXAMENS La saturation des serveurs a provoqué un dysfonctionnement généralisé des épreuves...

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une tablette.
Illustration d'une tablette. — CLOSON DENIS/ISOPIX/SIPA

Les examens 2.0 n’ont pas convaincu, c’est le moins que l’on puisse dire. Du 7 au 9 décembre, les étudiants en sixième année de médecine inauguraient le premier examen blanc sur tablettes des épreuves classantes nationales (ECN).

Mais problème, la session ne s’est pas du tout déroulée comme prévu. La saturation des serveurs a en effet provoqué le dysfonctionnement généralisé des épreuves. Rien que ça.

Une épreuve cruciale

Certes, il ne s’agissait « que » d’un examen blanc, mais l’épreuve que ces étudiants préparent (programmé, lui, du 20 au 24 juin 2016) est en revanche loin d’être anodin : les ECN établissent en effet un classement des étudiants, qui détermine la ville et la spécialité vers lesquelles ceux-ci seront affectés pour leur internat de troisième cycle.

Les 8.300 étudiants des 34 centres d’examen affichent donc leur mécontentement, et ont même demandé à rencontrer au plus vite la ministre de la Santé, Marisol Touraine, et le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Thierry Mandon.

« Nous avons l’impression d’essuyer les plâtres »

En attendant d’être rassurés sur les garanties du bon déroulement des ECN du mois de juin, les étudiants ont d’ores et déjà reçu les excuses du Centre national de gestion (CNG), organisateur des ECN.

« Le CNG présente ses excuses, comprenant l’inquiétude que ces incidents ont suscitée », a donc tenu à préciser l’institution, dans un communiqué relayé par Ouest-France, souhaitant ainsi apaiser le climat de tension.

« Nous sommes partagés entre indignation et agacement car nous avons l’impression d’essuyer les plâtres. Si on doit se mobiliser, on se mobilisera », termine Maxime Rifad, vice-président de l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), cité par Le Figaro.