La testostérone aiderait les hommes à s'orienter mieux que les femmes

ETUDE Les conclusions de cette étude sur le caractère sexué du sens de l'orientation pourraient avoir un impact sur la recherche contre la maladie d'Alzeihmer...

20 Minutes avec agence

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Illustration: Un couple partant sur la route des vacances.
Illustration: Un couple partant sur la route des vacances. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Il semblerait que l’on ne soit pas tous égaux face au sens de l’orientation. Certains estiment en posséder un, d’autres avouent en être dépourvu et dans l’ensemble, un préjugé fréquent accorde que l’homme développe un meilleur sens de l’orientation que la femme.

D’où viendrait donc cette aisance à s’orienter ? De la testostérone, répondent des scientifiques. Une équipe de chercheurs de l’université norvégienne de sciences et de technologie (NTNU) a composé deux équipes pour réaliser une expérience modèle.

Les hommes utilisent davantage les points cardinaux

Munis de lunettes 3D et d’une manette, 18 hommes et 18 femmes ont dû retrouver leur route dans un labyrinthe virtuel. Il a été demandé aux participants de réaliser certaines missions, comme « trouver la voiture jaune » par exemple, rapporte Le Parisien.

Au terme de cette première étude, les hommes sont parvenus à accomplir deux fois plus de tâches, en utilisant notamment les points cardinaux, alors que les femmes les boudaient.

Le rôle de la testostérone

Dans un second temps, les scientifiques ont choisi 42 participantes séparées en deux groupes. La moitié a reçu une goutte de testostérone sur la langue avant de réaliser le test et l’autre moitié, un placebo.

Parmi les femmes qui ont reçu l’hormone sexuelle mâle, nombreuses sont celles qui ont mieux réussi les tests, sans toutefois accomplir l’intégralité des missions. Plus significatif encore, elles ont davantage utilisé les points cardinaux.

Des zones différentes du cerveau sollicitées

Tous les participants étant reliés à une IRM qui mesurait l’activité cérébrale, les scientifiques ont déterminé que les hommes et les femmes sollicitaient des zones différentes du cerveau. Les hommes utilisent davantage l’hippocampe que les femmes, une partie du cerveau liée aux points cardinaux.

La perte des repères géographiques étant l’un des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer, qui touche davantage de femmes, le professeur Pintzka, qui a mené ces recherches, estime que des études plus poussées sur le rôle des hormones sexuelles contribueraient à lutter contre la maladie neurodégénérative.