Alzheimer: Certains somnifères pourraient aggraver le risque de démence

MEDICAMENTS Le risque augmente de 60 % avec la prise de certains médicaments…

20 Minutes avec agence

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Une personne atteinte de la maladie d' Alzheimer avec une photo d'elle le 18 mars 2011 dans une maison de retraite à Angervilliers
Une personne atteinte de la maladie d' Alzheimer avec une photo d'elle le 18 mars 2011 dans une maison de retraite à Angervilliers — Sebastien Bozon AFP

Les médicaments de type psychotropes, somnifères ou benzodiazépines (BZD) étant les plus consommés en France, ils font l’objet d’une surveillance toute particulière, surtout au niveau de la détection d’éventuels effets secondaires dangereux. C’est précisément dans ce contexte qu’est apparue l’hypothèse selon laquelle certaines benzodiazépines pourraient accroître le risque de démence, principalement de type maladie d’Alzheimer.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a rappelé mercredi dernier dans un communiqué de presse que près d’un tiers des Français de 65 ans et plus consomment des somnifères.

Un risque accru de 60 %

Or, une étude de novembre dernier publiée par les chercheurs de l’Inserm dans Alzheimer’s & Dementia, le journal de l’association américaine de la maladie d’Alzheimer, dresse un constat inquiétant : les personnes âgées consommant une catégorie de benzodiazépines appelée « à demi-vie longue » voient leur risque de souffrir d’épisodes de démence et de maladie d’Alzheimer augmenter de 60 %.

Autre motif de préoccupation pour le neurologue Christophe Tzourio, responsable de l’étude, et son équipe : malgré les dangers présentés par ce type de benzodiazépines et connus depuis longtemps, le médicament reste largement prescrit et consommé. Une occasion de rappeler que l’autre catégorie de benzodiazépines, celle à demi-vie courte, semble n’avoir aucun effet négatif sur les neurotransmetteurs du cerveau.