Fertilité: Six Français sur dix contre la congélation des ovocytes

SOCIETE C'est le résultat d'un sondage de l'Institut Odoxa réalisé pour l'un des plus grands centres de fertilité privés d'Europe...

20 Minutes avec agence

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Salle de Cryopreservation pour la conservation et la congélation des embryons à la clinique spécialisée de la Muette, Paris
Salle de Cryopreservation pour la conservation et la congélation des embryons à la clinique spécialisée de la Muette, Paris — M.Frey/JDD/SIPA

Six Français sur dix seraient opposés à la légalisation de la vitrification des ovocytes pour des motifs non médicaux.

C’est le résultat d’un sondage de l’Institut Odoxa réalisé pour la clinique espagnole Eugin, l’un des plus grands centres de fertilité privés d’Europe, et relayé par Le Figaro.

Des craintes éthiques 

Cette technique de congélation rapide, qui permet de conserver des cellules reproductrices jeunes et offre la possibilité aux femmes de devenir mères plus tard, n’est autorisée en France que pour des raisons médicales, comme avant une chimiothérapie par exemple.

Principal problème selon les sondés : la question éthique. Ainsi, 37 % d’entre eux estiment que cette technique conduit à un risque trop élevé de sélection des embryons, quand un quart redoute une exploitation commerciale pouvant profiter de la détresse des femmes. Pour un autre quart, le procédé est même jugé « contre nature ».

50 % des sondés comprennent le recours à ce procédé

Plus de la moitié (54 %) des sondés affirment cependant comprendre les femmes qui ont recours à ce procédé pour préserver leur fertilité, dans une époque où les maternités tardives se multiplient.

Selon la clinique Eugin, qui a dressé un portrait-robot, ces femmes étaient surtout des célibataires, âgées en moyenne de 38 ans, hétérosexuelles et diplômées de l’enseignement supérieur.

16 % des Françaises n’y sont pas opposées

La clinique a par ailleurs réalisé 230 traitements de ce type sur des femmes, pour la plupart Françaises (58 %).

Dans le sondage, 16 % des Françaises interrogées (et 22 % des 30-45 ans) affirment ainsi ne pas être opposées à la vitrification. Malgré tout, 88 % d’entre elles estiment ne pas se sentir prêtes à sauter le pas.