Guinée: Le dernier patient d'Ebola, un bébé d'un mois, est guéri

EPIDEMIES La petite Noubia, âgée de 34 jours, a pu quitter le centre de traitement de MSF...

M.C. avec AFP

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Des femmes fêtent la fin de l'épidémie d'Ebola déclarée en Sierra Leone, le 7 novembre 2015.
Des femmes fêtent la fin de l'épidémie d'Ebola déclarée en Sierra Leone, le 7 novembre 2015. — Aurelie Marrier d'Unienv/AP/SIPA

«Fini les piqûres. Tu vas rentrer chez toi aujourd'hui. Tu vas nous manquer», glisse une infirmière à Noubia. Le bébé de 34 jours, dernier patient connu d'Ebola en Guinée, est sorti samedi du centre de traitement de Médecins sans Frontières (MSF) à Conakry, après sa guérison.

La petite fille, dont la mère est décédée, a été présentée au personnel du centre, sous les ovations, lors d'une cérémonie teintée d'émotion, en présence de membres de sa famille. «Noubia nous quitte avec un coeur serré. Mais on n'a pas le choix, il faut qu'on lui donne la chance de vivre avec ses parents», a affirmé le Dr Marie-Claire Kolié, au nom des médecins.

«Il faut continuer à renforcer la surveillance dans tout le pays»

«J'ai perdu mes deux femmes (à cause d'Ebola). Je remercie toute l'équipe pour avoir contribué à redonner la vie à ma fille», a dit le père du bébé, Seydouba Soumah. «On est sur le chemin pour (que) la Guinée» soit «déclarée libre d'Ebola. Ce sera en fin décembre. Il faut continuer à renforcer la surveillance dans tout le pays», a déclaré Laurence Sailly, coordinatrice des urgences à MSF. Pour Ibrahima Savané, premier guéri d'Ebola en Guinée, en avril 2014, «c'est le dernier patient qui sort aujourd'hui. La petite Noubia et moi, représentons (un) symbole».

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La sortie d'hôpital du dernier malade d'Ebola connu en Guinée avait lieu alors qu'une rencontre internationale de trois jours, visant notamment à accélérer la livraison de vaccins contre des maladies virales comme Ebola, prend fin dimanche à Conakry. L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11.300 morts sur 29.000 cas recensés, un bilan toutefois sous-évalué d'après l'OMS.