Sida: 5 chiffres marquants sur le virus du VIH en France en 2014

ETUDE L'Institut de veille sanitaire publie son étude annuelle sur le sujet...

R.S.

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Illustration: sida, recherche et médecine.
Illustration: sida, recherche et médecine. — FAROOQ NAEEM / AFP

A quelques jours de la journée mondiale de lutte contre le Sida, le 1er décembre, l’institut de veille sanitaire publie son rapport épidémiologique sur le VIH. Ces données, relatives à l’année 2014, reposent sur différents systèmes de surveillance auxquels participent biologistes et cliniciens, ainsi que des enquêtes menées auprès de populations spécifiques. Voici 5 chiffres marquant sur l’épidémie en France.

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6.584 personnes ont découvert leur séropositivité en 2014. Ce nombre est globalement stable depuis 2007 même s’il a augmenté de façon substantielle entre 2013 (6234 cas) et l’année dernière.

2.900 personnes ont découvert leur séropositivité en Ile-de-France l’année dernière. La région concentre à elle seule presque autant de personnes contaminées que le reste de la France métropolitaine (3.000 cas). Les DOM représentant quant à eux environ 500 cas.

42 % des personnes contaminées chaque année sont des hommes ayant des rapports avec des hommes (HSH). Il s’agit du principal groupe à risque « substantiel ». C’est aussi le seul groupe au sein duquel le nombre des nouvelles contaminations au VIH ne diminue pas. Le deuxième groupe à risque est celui des « femmes hétérosexuelles nées à l’étranger » qui représentent 23 % des découvertes de séropositivité en 2014.

1 % des personnes découvrant leur séropositivité sont des consommateurs de drogues, soit environ 70 cas annuels. La majorité d’entre eux sont des hommes, nés en France. Entre 2010 et 2013, les consommateurs de drogues étaient majoritairement nés à l’étranger.

2,3. Sur les 11 dernières années, le nombre de découvertes de séropositivité chez les jeunes HSH (de 15 à 24 ans) a été multiplié par 2,3. On est passé d’environ 200 découvertes en 2004 à près de 480 chaque année dans cette classe d’âge. L’augmentation est aussi marquée chez les 25-34 ans et les 45-54 ans. D’après le professeur Jean-Michel Molina, de l’hôpital Saint-Louis, cette tendance s’explique par « un dépistage insuffisant » au sein de cette population.