VIDEO. Un pansement intelligent qui change de couleur quand il détecte une infection

INNOVATION Les essais cliniques chez l’homme devraient bientôt être lancés...

20 Minutes avec agence

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Des chercheurs britanniques ont mis au point un pansement intelligent capable de changer de couleur pour révéler la présence de bactérie, ici le staphylocoque doré.
Des chercheurs britanniques ont mis au point un pansement intelligent capable de changer de couleur pour révéler la présence de bactérie, ici le staphylocoque doré. — ACS Applied Materials and Interfaces

Des chercheurs britanniques ont mis au point un pansement intelligent capable de changer de couleur pour révéler la présence de bactéries dans une plaie. Une infection qui peut parfois, en cas de graves brûlures notamment ou si elle n’est pas détectée à temps, entraîner une septicémie, voire la mort des patients.

Reconnaître les bactéries mises en cause dans les infections nosocomiales

Souhaitant travailler sur la détection précoce de ces infections, les chercheurs de l’université de Bath (Royaume-Uni) ont développé ce pansement intelligent qui alerte le patient lorsqu’il détecte la formation d’un biofilm bactérien, connu pour retarder la cicatrisation des plaies.

Dans le détail, le prototype récemment testé est capable de reconnaître les bactéries le plus souvent mises en cause dans les infections nosocomiales (notamment le tristement célèbre staphylocoque doré).

>> A lire ici : Un gynécologue mis en examen après une septicémie ayant conduit à des amputations

Raccourcir les délais de détection, et indirectement, diminuer la prise d’antibiotiques

Selon les résultats de l’étude publiés dans la revue ACS Applied Materials and Interfaces, les tests standards auraient pris jusqu’à trois jours pour révéler la présence de ces bactéries, le « smart » pansement a, lui, rapidement viré au vert fluo au bout de 4 heures. Et au bout de quelques minutes seulement après avoir détecté un biofilm.

Si le pansement a déjà été testé sur de la peau de porc, les essais cliniques chez l’homme devraient bientôt être lancés. Avec pour seul objectif, donc, de raccourcir les délais de détection et indirectement, diminuer la prise d’antibiotiques préventive et le nombre de cas de septicémie.