Antibiotiques: L'OMS en campagne contre la surconsommation

SENSIBILISATION La première « Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques » se déroulera du 16 au 22 novembre...

20 Minutes avec agences

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Des antibiotiques.
Des antibiotiques. — Philippe Huguen AFP

L’augmentation de la résistance aux antibiotiques représente « un immense danger pour la santé mondiale », a indiqué, ce lundi, la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Dr Margaret Chan, en présentant la première enquête de son organisation sur ce thème.

Ce fléau mondial est surtout lié à la surconsommation d’antibiotiques et à leur mauvaise utilisation. Et cette résistance, a ajouté le Dr Chan, « atteint des niveaux dangereusement élevés dans toutes les parties du monde ». De fait, l’instance onusienne se lance cette semaine dans une véritable campagne censée contrer les mauvais usages des antibiotiques et endiguer cette antibiorésistance, parfois mortelle.

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Tordre le cou aux idées reçues

« L’un des plus grands défis sanitaires du XXIe siècle nécessitera un changement mondial de comportement de la part des individus comme des sociétés », a ainsi fait remarquer le Dr Keiji Fukuda, représentant spécial du directeur général pour la résistance aux antimicrobiens.

Pour y parvenir, l’OMS veut tordre le cou aux idées reçues qui circulent sur le sujet. Trois quarts des personnes interrogées pensent ainsi que la résistance aux antibiotiques survient lorsque l’organisme devient résistant aux antibiotiques. En réalité, ce sont les bactéries (et non les êtres humains ou les animaux) qui deviennent résistantes aux antibiotiques et leur propagation est la cause des infections difficiles à traiter.

Pour mettre fin à ce phénomène, l’OMS recommande de ne prendre des antibiotiques que s’ils ont été prescrits par un médecin, de toujours suivre jusqu’au bout le traitement prescrit même lorsqu’on se sent mieux, de ne jamais utiliser des antibiotiques restants d’une prescription précédente et de ne jamais partager des antibiotiques avec d’autres personnes.

*Etude réalisée par l’OMS dans 12 pays