Allergies alimentaires: Des prébiotiques pour réduire les risques chez l'enfant

ETUDE Plus vite sont pris ces prébiotiques, meilleures sont les chances de ne pas être affecté par une allergie...

20 Minutes avec agence

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Des médicaments (illustration).
Des médicaments (illustration). — MIGUEL MEDINA / AFP

Aujourd’hui, 8 % des enfants et 2 % des adultes présentent des allergies alimentaires. Une progression qui trouve sa source dans les défaillances du système immunitaire, qui peine à tolérer des aliments théoriquement inoffensifs.

Si on a un temps pensé que les probiotiques (micro-organismes vivants ajoutés aux aliments) étaient une solution, faute de résultats, les chercheurs se sont tournés vers les prébiotiques. Ces sucres qui modifient la composition de la flore intestinale seraient bien meilleurs que les probiotiques pour lutter contre les allergies alimentaires selon une récente étude, publiée début octobre dans la revue Allergy.

Les chercheurs de l’Inserm sont ainsi parvenus à réduire le risque d’allergie au blé chez des souris en leur injectant des prébiotiques. Ceux-ci sont partis du principe qu’un meilleur équilibre de la flore intestinale permettait d’assurer une meilleure tolérance du système immunitaire face aux allergènes. Plus vite sont pris ces prébiotiques, meilleures sont les chances de ne pas être affecté par une allergie, qui survient généralement dans les premières années de la vie constatent les auteurs de l’étude

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Pour démontrer l’efficacité des prébiotiques, les chercheurs ont administré chaque jour à des souris en gestation un complément en sucre (galacto-oligosaccharides et inuline). Ils ont continué le suivi après la naissance des souriceaux qui allaitaient. Trois semaines après leur sevrage, les souriceaux ont été exposés à des protéines de blé au fort risque allergisant. Résultats : Les rongeurs qui réagissaient le moins aux allergènes étaient ceux nés de mères ayant reçu les prébiotiques souligne un communiqué de l’Institut.

Vers une expérimentation sur l’homme

Après les souris, les scientifiques prévoient de mener une étude en 2016 auprès de 500 à 1.000 femmes ayant des risques de transmettre une allergie à leur enfant. Il faudra attendre deux ans pour avoir les premiers résultats.