La ministre de la Santé, Marisol Touraine, le 5 novembre 2015.
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, le 5 novembre 2015. — SIPA

POLEMIQUE

Don du sang des homosexuels: Touraine s'explique sur ses choix

La ministre de la Santé a été critiquée pour avor posé des conditions à l'ouverture du don du sang des homosexuels...

Elle vise « l’égalité totale » entre les homosexuels et les hétérosexuels. Marisol Touraine a répondu aux critiques lui reprochant d’avoir posé des conditions à l’ouverture du don du sang aux homosexuels en 2016.

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« A vous qui souhaitez aller plus loin, à vous qui souhaitez aller plus vite, je veux dire mon engagement à ne pas m’arrêter là », a écrit la ministre de la Santé dans une tribune publiée ce vendredi dans le Huffington Post.

En annonçant mercredi que les homosexuels allaient pouvoir donner leur sang à partir du printemps prochain à condition de ne pas avoir eu de relations homosexuelles pendant un an en attendant les résultats d’une étude sur les risques présentés par ces nouveaux donneurs, Marisol Touraine a suscité des réactions hostiles d’une partie des associations qui défendent leurs intérêts.

Ces associations estiment que la mesure reste « discriminatoire » dans la mesure où elle cible des groupes à risques et non des pratiques à risques.

« Une étape dans un processus »

Dans sa tribune, Marisol Touraine souligne que la décision annoncée mercredi est « une étape seulement dans un processus » et que l’objectif est « l’égalité de tous face au don. C’est vers ce but que nous tendons », a-t-elle ajouté.

Mais elle rappelle également que « la sécurité du don reste une priorité absolue » et que ce n’est qu'« en apportant toutes les garanties sur ce volet sanitaire, que nous nous donnons les meilleures chances d’enclencher et de faire accepter la convergence totale des critères du don ».

Concernant le délai de 12 mois sans relations sexuelles retenu dans un premier temps pour que les homosexuels puissent donner leur sang, elle précise que « c’est le délai au terme duquel nous sommes certains, d’après les éléments scientifiques dont nous disposons actuellement, que le niveau de risque est identique entre homosexuels et hétérosexuels ».

La réduction de ce délai ne sera pour sa part envisagée qu’à l’issue d’une étude d’un an sur les risques présentés par ces nouveaux donneurs, selon les modalités annoncées mercredi.