Sexualité: Le réchauffement climatique jette un froid sur la libido

ETUDE Selon des experts, le taux de natalité chute quand, neuf mois plus tôt, des records de chaleurs ont été enregistrés...

20 Minutes avec agence

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Repas amoureux saint valentin — 20 minutes magazine

Fera-t-il bientôt trop chaud pour faire l’amour ? Sans aboutir à pareil scénario catastrophe, une étude menée par des universités de la Nouvelle-Orléans, de Floride et de Santa Barbara (Etat-Unis) affirme toutefois, aujourd’hui, que le taux de natalité aurait tendance à afficher des chutes ponctuelles mais significatives quand, neuf mois plus tôt, des chaleurs particulièrement élevées avaient été enregistrées.

Des conséquences inquiétantes sur notre fertilité 

Ce taux de natalité chuterait, en effet, de 0,7 % en pareille circonstance. Selon ces experts qui tentaient ici d’en savoir plus sur l’influence des températures sur notre libido, à plus long terme, le réchauffement climatique menacerait donc la reproduction, l’être humain sensible à la chaleur devenant de moins en moins motivé par l’idée de faire des galipettes.

Une déduction qui peut paraître courte. Pourtant, forte de l’analyse de 80 années de fertilité américaine rapportée aux données météo, cette étude commandée par le Bureau américain des recherches économiques affirme bel et bien que « les températures extrêmes peuvent affecter la fréquence coïtale. Elles peuvent également affecter les niveaux hormonaux, et donc les pulsions sexuelles. D’un autre côté, elles pourraient aussi nuire à la santé reproductive, c’est-à-dire à la qualité du sperme chez l’homme, et à l’ovulation chez la femme », s’inquiète ainsi le Bureau américain, cité par le média britannique Independant. Le réchauffement climatique aura donc également « des conséquences inquiétantes sur notre fertilité ».

Les sociétés développées seront les plus touchées

L’auteur de l’étude, Alan Barreca, professeur à la Tulane University de la Nouvelle-Orléans, souligne, lui, que les sociétés développées seront les plus touchées par ce constat, la tendance à la baisse des natalités neuf mois après une période de chaleur ayant été observée non seulement en Amérique du Nord, mais également au Royaume Uni.