Risque de cancer: L'OMS remet les pendules à l'heure sur la consommation de viande

SANTE Après l'onde de choc provoquée par son annonce de lundi...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un étal de viande.
Illustration d'un étal de viande. — SUPERSTOCK / SIPA

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne s’attendait peut-être pas à un tel écho de son annonce de lundi, sur les risques cancérigènes probables de la viande. Du coup, ce jeudi, l’organisation internationale a légèrement rétropédalé en se défendant d’avoir appelé les consommateurs à ne plus manger de viande.

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En se basant sur plus de 800 études, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence cancer de l’OMS, a classé lundi la viande transformée, essentiellement la charcuterie, dans la catégorie des agents « cancérogènes pour l’homme », tandis que les viandes rouges - qui, selon le CIRC, incluent le porc et le veau - ont été classées comme « probablement cancérogènes ».

Cette étude « ne demande pas aux gens d’arrêter de manger de la viande transformée mais indique que réduire la consommation de ces produits peut réduire le risque de cancer colorectal », a expliqué l’OMS dans un communiqué jeudi.

Pas de quantité de viande déterminée

L’agence onusienne cite des recherches attribuant 34.000 décès par an à des alimentations riches en viande transformée. Un chiffre faible en comparaison avec le million de décès annuels attribués au tabac, les 60.000 décès annuels imputés à la consommation d’alcool et plus de 200.000 à la pollution de l’air.

Mais l’état actuel de la recherche ne « permet pas » de déterminer une quantité saine de consommation de viande, souligne l’OMS.

En début d’année prochaine, des experts « commenceront à se pencher sur les implications pour la santé publique des dernières avancées de la science et la place de la viande transformée et de la viande rouge dans un régime alimentaire sain », a commenté l’OMS.