Etiquetage nutritionnel simplifié: Quand les couleurs réduisent les risques de cancer et d'obésité

ETUDE Les chercheurs de l'Inserm ont constaté une augmentation de 34% du risque de cancer chez les personnes ayant suivi un régime à très faible qualité nutritionnelle...

20 Minutes avec agence
— 
 Le rayon frais a l'interieur d'un Magasin U.
 Le rayon frais a l'interieur d'un Magasin U. — PRM/SIPA

L’étiquetage nutritionnel simplifié serait un bon moyen de prévenir des risques de cancer, ou encore d’obésité, étroitement liés à nos choix alimentaires. Les chercheurs de l’Inserm viennent, en effet, de présenter des conclusions quant à la pertinence de ce code à cinq couleurs (vert, jaune, orange, fuchsia et rouge, du plus sain au plus nocif), envisagé pour distinguer les produits alimentaires industriels selon leur qualité.

 

 

Leur constat est simple : le score nutritionnel servant de base à cet étiquetage correspond aux scores nutritionnels permettant déjà « de hiérarchiser les risques sanitaires selon la qualité des produits alimentaires ingurgités par les individus ».

>> A lire aussi : Etiquette nutritionnelle : Vrai progrès ou poudre aux yeux ?

Les résultats d’une prédécente étude validés

Jugée utile par l’UFC-Que Choisir et adoubée par le Haut conseil de la santé publique, cette classification colorée ferait, en effet, écho à une précédente étude de l’Inserm. Cette dernière s’était attachée à analyser la consommation alimentaire de plus de 6.400 sujets durant treize ans, afin de répartir ces individus en cinq catégories : la première comprenant les 20 % de personnes ayant adopté une alimentation de très bonne qualité nutritionnelle, la dernière correspondant aux 20 % des personnes ayant suivi un régime à très faible qualité nutritionnelle.

Dans ce dernier groupe, les chercheurs avaient alors constaté une augmentation de 34 % du risque de cancer (essentiellement des cancers digestifs, et notamment le cancer colorectal). Une étude similaire de l’Inserm avait, quant à elle, déjà montré précédemment qu’une alimentation déséquilibrée augmentait le risque de surpoids dans les treize années qui suivaient.