Sexualité: La communication, ce booster de libido au féminin

ETUDE Parler avec son ou sa partenaire serait bien plus efficace que les traitements pour venir à bout de ses troubles sexuels...

20 Minutes avec agence

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Les patients souffrant du dos ont tendance à réduire la fréquence de leurs rapports sexuels.
Les patients souffrant du dos ont tendance à réduire la fréquence de leurs rapports sexuels. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Souvent imputés à un dysfonctionnement hormonal, les troubles sexuels féminins seraient avant tout le signe d’un manque de communication au sein du couple. Une équipe de l’Université médicale de Vienne (Autriche) est arrivée à cette conclusion après avoir découvert qu’un traitement à base d’ocytocine, une hormone impliquée dans la reproduction sexuée, améliorait la vie sexuelle de femmes souffrant des troubles en question (baisse du désir, absence d’orgasmes, rapports douloureux, etc.).

Au cours de leur étude, les scientifiques ont en effet remarqué que les femmes « témoins », qui n’ingurgitaient pas d’ocytocine mais un simple placebo, se disaient, elles aussi, de plus en plus satisfaites de leur vie sexuelle.

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« Le fait que ces femmes aient beaucoup pensé à leur sexualité et parlé de sexe avec leur partenaire durant tout le temps qu’a duré cette étude a apporté des améliorations quantifiables », note ainsi Michaela Bayerle-Eder, coauteure des recherches, qui en conclut que la communication à propos du sexe joue bel et bien un rôle essentiel.

Les malentendus et le stress du quotidien

Parmi les facteurs qui empêchent les couples de profiter pleinement de leur sexualité, les malentendus, mais aussi le stress du quotidien sont pointés du doigt par les chercheurs, qui ont publié leurs travaux dans la revue Fertility and Sterility. Le Parisien, qui relaie ces résultats, précise que l’étude, menée sur 30 participantes durant huit mois, a été réalisée sur des femmes souffrant de troubles sexuels.

En lien avec leur partenaire, les volontaires avaient à tenir un journal de bord et à satisfaire un questionnaire sur l’évolution de leur vie sexuelle. Il est donc apparu que les femmes des deux groupes (celles devant ingurgiter de l’ocytocine et celle consommant le placebo) avaient vu leur vie sexuelle s’améliorer, avec des résultats toutefois plus probants pour celles ayant reçu l’ocytocine.