Bu avec modération, le café serait un remède à tous les maux

ETUDE Le petit noir serait même bon pour lutter contre le diabète, la maladie de Parkinson, ou encore le cancer du foie...

20 Minutes avec agences
Le prix du "petit noir" a augmenté de 4,70% en deux ans en France, le coût moyen d'une tasse de café s'établissant à 1,56 euro
Le prix du "petit noir" a augmenté de 4,70% en deux ans en France, le coût moyen d'une tasse de café s'établissant à 1,56 euro — Ana Arevalo AFP

Cause de migraines, d’anxiété, d’acidité gastrique, ou encore de fausses couches ? Peut-être pas, finalement. Plusieurs études démontrent aujourd’hui que le café, perçu par beaucoup comme le responsable d’innombrables maux, compterait en fait plus d’effets positifs que négatifs sur notre santé.

Selon des experts internationaux réunis à Bogota (Colombie) à l’occasion du 8e Salon du café ExpoEspeciales, achevé le week-end dernier, « plus on boit de café et plus on réduit le risque de diabète. Il est prouvé que deux à trois tasses par jour réduisent le risque de diabète de 10 % ». Selon les propos de Jaakko Tuomilehto, professeur de santé publique à l’université d’Helsinki, s’appuyant sur des études réalisées sur plus de 50.000 personnes, le petit noir aurait même d’autres qualités : « Il prévient diverses maladies neurologiques, comme Parkinson et la démence. »

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Le café n’augmente, ni ne diminue le risque de développer une maladie

Et l’image du café ne cesse de s’améliorer quand on sait que grâce à ces petits grains moulus, « il y a moins de risque de développer un cancer du foie », ajoute le Dr Jorge Chavarro, professeur de nutrition et d’épidémiologie à l’université de Harvard (Etats-Unis). Ce dernier précise en outre que « concernant la majorité des maladies étudiées, le café n’en augmente, ni n’en diminue le risque. Et pour beaucoup, la preuve en est qu’il a des effets bénéfiques ».

Que le café fasse maigrir ou provoque des fausses couches n’est également aucunement prouvé, selon les deux chercheurs. Dans le doute pourtant, nombre de femmes enceintes cesse d’en consommer. « La plupart des personnes qui modifient leur consommation de café pendant la grossesse le font parce qu’elles ont des nausées, qui sont, elles, un signe de bon diagnostic » pour le fœtus, tranche le Dr Chavarro.

Cholestérol, tachycardie, insomnie et même transpiration

Reste que la consommation de café, s’il n’est pas filtré, peut augmenter le taux de cholestérol dans le sang. « Des enquêtes effectuées dans les années 1980 ont montré que les buveurs de café ont un cholestérol plus élevé que les non-consommateurs », admet Jaakko Tuomilehto, qui ajoute que les composants à l’origine de ces effets disparaissent chez le café filtré.

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L’obscur élixir peut aussi provoquer tachycardie, insomnie, anxiété, hypertension temporaire et même transpiration et diarrhée. Il appartient à « chacun de déterminer la dose de café qui lui convient », conclut le chercheur finlandais, mais « une quantité modérée est toujours ce qu’il y a de mieux ». Un article publié dans la revue Science en 2013 recommandait ainsi un maximum de quatre tasses par jour.