Parkinson: Un traitement contre la leucémie efficace contre la maladie

ETUDE Le Tasigna aurait, selon les chercheurs, inversé « le déclin des capacités motrices et cognitives des patients souffrant de troubles neurodégénératifs »…

20 Minutes avec agences

— 

Illustration d'un cerveau humain.
Illustration d'un cerveau humain. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Un médicament contre la leucémie déjà approuvé par l’Agence américaine des médicaments (FDA) s’est également avéré efficace contre la maladie de Parkinson.

La molécule Nilotinib des laboratoires helvétiques Novartis, commercialisée sous le nom de Tasigna, aurait permis « une amélioration significative et encourageante » de la réduction des protéines toxiques du cerveau, protéines liées à la progression des maladies neurodégénératives.

L’arrêt du Tasigna aurait entrainé un déclin cognitif et des capacités motrices

Une étude clinique portée par les chercheurs du centre médical de l’Université Georgetown de Washington (Etats-Unis) confirme, en effet, que le Tasigna a pu améliorer la cognition, les capacités motrices et non-motrices des patients atteints de Parkinson. Et celles d’autres personnes, victimes de la maladie à corps de Lewy, un trouble cognitif caractérisé par des dépôts protéiques anormaux à l’intérieur des cellules nerveuses du cerveau.

Les chercheurs, qui ont présenté leurs résultats ce week-end à la conférence annuelle de la Société américaine de neurosciences à Chicago (Etats-Unis), ont ainsi constaté que le Tasigna avait accru la production de dopamine, un important neurotransmetteur favorisant la communication entre les neurones. L’arrêt du Tasigna aurait même entrainé un déclin cognitif et des capacités motrices et, ce, malgré la reprise des thérapies conventionnelles contre Parkinson.

Un malade condamné à rester dans un fauteuil roulant a pu remarcher

« A ma connaissance, c’est la première fois qu’une thérapie réussit à inverser, à un degré plus ou moins grand selon l’avancement de la maladie, le déclin des capacités motrices et cognitives des patients souffrant de troubles neurodégénératifs », se réjouit le Dr Fernando Pagan. Ce professeur adjoint de neurologie à l’hôpital universitaire Georgetown précise toutefois qu'« il est essentiel d’effectuer une étude clinique plus étendue avant de déterminer le véritable impact de ce médicament ».

En attendant la mise en place de cette nouvelle étude, les chercheurs disposent déjà de plusieurs exemples pour appuyer leurs dires : un malade condamné à rester dans un fauteuil roulant qui a finalement pu remarcher, ou encore trois patients qui ne pouvaient plus parler redevenues capables de tenir des conservations normales.