Les jeunes écoutent la musique plus fort et plus longtemps

AUDITION L’étude en question dénonce « un phénomène de généralisation des risques lié à l’écoute au casque »…

20 Minutes avec AFP

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Un adolescent écoute de la musique avec un casque.
Un adolescent écoute de la musique avec un casque. — ISOPIX/SIPA

Les jeunes écoutent la musique plus fort et plus longtemps, selon une étude menée auprès de quelque 2.200 adolescents de 12 à 19 ans scolarisés dans les Pays de la Loire et présentée mercredi par l’association Agi-Son.

Cette étude, commentée lors du Marché des musiques actuelles (MaMA) qui se tient jusqu’à vendredi à Paris, révèle une augmentation de la consommation de musique des 12-19 ans, principalement écoutée sur téléphone portable désormais. Elle souligne aussi « un phénomène de généralisation des risques lié à l’écoute au casque ».

Les formats compressés MP3 mis en cause

81 % des jeunes ayant répondu au questionnaire ont déclaré écouter « plus d’une heure de musique par jour », selon cette enquête menée en 2014 par le Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire en collaboration avec l’association Mus’Azik. Mais surtout, la proportion des jeunes écoutant beaucoup de musique (plus de 2h30 par jour) a augmenté fortement, passant de 25 % dans une précédente étude de 2008 à 37 % en 2014.

Autre signal alarmant pour Agi-Son : les jeunes écoutent également la musique plus fort. « En 2008 les jeunes étaient 9 % à déclarer apprécier la musique à un volume sonore très fort, ils sont 15 % à l’affirmer en 2014 », souligne le document.

Cette augmentation pourrait être liée en partie à la généralisation des formats de musique compressés (mp3), de moindre qualité, « poussant possiblement les jeunes à augmenter le volume ». « Plus de la moitié des jeunes (53 %) écoute au moins 1 heure de musique au casque par jour », et notamment au moment de l’endormissement, ce qui nuit au repos nécessaire de l’oreille, relève également cette étude publique depuis quelques mois.

Sifflements et bourdonnements

Par ailleurs, 58 % des jeunes ayant participé déclarent avoir déjà ressenti des sifflements et bourdonnements dans les oreilles (appelés acouphènes). Tous ces enseignements, même s’ils ne portent que sur un panel régional, doivent permettre aux professionnels de la musique d’améliorer les préconisations au public pour « que l’écoute de musique reste un plaisir », ont estimé mercredi les responsables d’Agi-Son.