Malgré la pollution, faire du vélo reste bon pour la santé

ETUDE Les bénéfices de la pratique du vélo seraient supérieurs aux risques liés à la pollution...

20 Minutes avec agence
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Un homme fait du vélo en libre-service à Barcelone, le 18 juin 2007
Un homme fait du vélo en libre-service à Barcelone, le 18 juin 2007 — Cesar Rangel AFP

Bonne nouvelle pour les cyclistes. La pratique du vélo dans une grande ville reste une bonne pour la santé, et ceci même en tenant compte de l’effet néfaste de la pollution atmosphérique et du risque d’accident pour les cyclistes, selon une étude (*) publiée ce mardi dans la revue Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (Invs).

La chercheuse française Audrey de Nazelle (attachée à l’Imperial College de Londres) qui a participé aux recherches, a analysé plusieurs hypothèses de réduction des déplacements en voitures au profit d’un recours accru à la marche et aux transports en commun.

La pratique de la marche présente également des avantages

Celle-ci estime : « Quel que soit le cas de figure, les bénéfices pour la santé liés au passage d’un mode de transport passif à un mode de transport actif sont largement supérieurs aux risques associés à une augmentation de l’inhalation de polluants atmosphériques et à une plus grande exposition aux accidents de la route. »

Pour les besoins de l’étude, elle a ainsi évalué les bienfaits d’une activité physique accrue par ces déplacements sur les maladies cardiovasculaires, démences, diabètes de type 2 et cancers du sein du côlon. Résultat : la pratique du vélo et de la marche à pied ont un impact positif direct sur la santé.

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12 vies par an sauvées grâce aux vélos en libre-service

A noter que ces deux modes de transport bénéficient non seulement aux cyclistes et marcheurs mais aussi à la population générale d’une ville en réduisant le niveau de pollution. A titre d’exemple, la mise en service des vélos en libre-service à Barcelone a conduit à une réduction des émissions de CO2, estimée à 9.000 tonnes chaque année souligne le rapport.

Autre détail intéressant, selon le « modèle » retenu pour cette étude, le système de vélos en libre-service « aurait permis, en augmentant l’activité physique des individus d’épargner 12 vies par an contre une augmentation de 0,03 décès par an dus aux accidents de la circulation et 0,13 décès par an liés à une inhalation plus importante de polluants » durant ces trajets.

 

(*) L’étude, qui s’inscrit dans le programme de recherche européen baptisé Tapas a été conduite sur l’agglomération de Barcelone