Ebola: Près de 700 personnes en quarantaine en Sierra Leone

EPIDEMIE Actuellement, 1.524 personnes feraient l'objet de mesures de confinement dans le pays...

20 Minutes avec agences

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Une jeune fille suspectée d'avoir contracté le virus Ebola se fait prendre la température, le 16 août 2014 à Kenema, au Sierra Leone
Une jeune fille suspectée d'avoir contracté le virus Ebola se fait prendre la température, le 16 août 2014 à Kenema, au Sierra Leone — Carl de Souza AFP

Les autorités sanitaires sierra-léonaises ont placé en quarantaine près de 700 nouvelles personnes afin d’empêcher une recrudescence de l’épidémie d’Ebola. « 680 habitants du village de Robureh se trouvent désormais sous quarantaine pendant 21 jours », a précisé, ce mardi, le porte-parole du centre de réponse local à Ebola, Amadu Thullah.

Cette mise en quarantaine répond à la mort d’une adolescente de 16 ans, dimanche, dans cette banlieue de Makeni, la plus grande ville du nord du pays située dans la province de Bombali. Une région qui n’avait plus signalé de cas de la fièvre hémorragique depuis près de six mois.

« Tous sont classés comme "présentant un haut risque" »

Le centre a affirmé que parmi les personnes en confinement on comptait les parents de la jeune fille décédée, ses proches et ses camarades de classe. « Tous sont classés comme "présentant un haut risque" bien qu’ils n’aient montré aucun signe ou symptôme de la maladie », a précisé le porte-parole du ministère de la Santé, Seray Turay.

Ce nouveau cas n’a pas de lien avec un foyer de contamination situé dans la province voisine de Kambia, où est morte, fin août, une femme de 67 ans. Là, le village de Sella Kafta a lui aussi été placé en quarantaine.

Un « coup de semonce » qui montre qu’Ebola est toujours présent

Au total, selon le Centre national de lutte contre Ebola (NERC), 1.524 personnes feraient donc l’objet de mesures de confinement en Sierra Leone où le virus Ebola a donc opéré un « faux départ ». Juste avant ces nouveaux décès, la Sierra Leone espérait, en effet, être en voie d’éradication du virus après la sortie d’hôpital, le 24 août à Makeni, de la dernière malade d’Ebola connue et après plus de deux semaines sans nouvelle contamination signalée.

Amadu Thullah a ainsi admis que le moral était aujourd’hui extrêmement bas dans la région de Makeni et évoqué un « coup de semonce qui montre qu’Ebola est toujours présent dans le pays ».