Allier: Un nouveau foyer de fièvre catarrhale ovine inquiète les éleveurs

ELEVAGE La France avait été déclarée indemne de la maladie de la langue bleue en 2012. Le dernier foyer identifié remontait à juin 2010...

20 Minutes avec agence

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Un élevage bovin près de Reims.
Un élevage bovin près de Reims. — GUTNER/SIPA

C’est une très mauvaise nouvelle pour l’élevage français, confronté à une forte chute des prix et qui comptait sur l’exportation pour sortir de la crise : des animaux atteints de la fièvre catarrhale ovine (FCO ou maladie de la langue bleue), viennent d’être identifiés dans un élevage bovin et ovin de l’Allier, grande région d’élevage.

Langue bleue, peur bleue

« Les analyses conduites sur 147 bovins ont montré 27 cas positifs et sur 175 ovins, 6 cas positifs », a précisé le ministre, Stéphane Le Foll. L’élevage concerné a été aussitôt placé « sous surveillance renforcée et les mouvements d’animaux bloqués au sein de l’exploitation », a également souligné le ministre de l’agriculture, ajoutant que ce foyer concerné était isolé par une « zone de protection et de surveillance de 150 km de diamètre ».

1,3 million de doses de vaccin à notre disposition

Comme le veut la réglementation européenne (la FCO doit être notifiée à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) en raison de sa dangerosité pour le troupeau), toute la zone (21 départements au total) doit appliquer une restriction des mouvements d’animaux et une interdiction de regroupement. Et le Comité national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale doit se réunir aujourd’hui, lundi, pour envisager les mesures supplémentaires, telles les campagnes de vaccination, à observer

« Nous aurons 1,3 million de doses de vaccin à notre disposition. J’envisage de vacciner massivement mais le périmètre dépendra des informations qu’on aura. Il faut être dans l’action rapidement et dans la transparence sinon on laisse le temps à la maladie de se disséminer », a d’ores et déjà annoncé le ministre.

Pour rappel, Stéphane Le Foll a prévu de rencontrer les responsables nationaux des filières d’élevage ce jeudi afin d’évoquer un soutien financier aux éleveurs touchés. Mais d’ores et déjà, la direction générale de l’alimentation (DGAL) affirme que la maladie n’impose « pas d’abattage massif car la plupart des animaux guérissent, même si certains peuvent mourir ». Toujours selon la DGAL, qui a fait procéder aux tests, le stéréotype 8 identifié « n’est pas le plus virulent ».

 

La maladie de la langue bleue met les éleveurs dans le rouge

Fortes fièvres, gonflement de la tête et bleuissement de la langue

A noter que la maladie de la langue bleue, sans danger pour les humains, attaque les ruminants (ovins, bovins, caprins) sans affecter la qualité sanitaire de la viande ou du lait, mais les pertes directes qu’elle cause aux troupeaux, par mortalité ou en laissant de lourdes séquelles, associées aux restrictions en matière de commercialisation pèsent lourdement sur les éleveurs.

La fièvre catarrhale ovine est véhiculée par un moucheron piqueur. Elle se traduit par de fortes fièvres, un gonflement de la tête de l’animal et le bleuissement de sa langue, d’où son nom. La France avait été déclarée indemne de la FCO en décembre 2012. Le dernier foyer identifié remontait à juin 2010.