Alcool: Seuls 25 % des Français sont conscients des risques pendant la grossesse

SANTE 18 % des sondés estiment qu’une femme enceinte peut boire occasionnellement…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une femme enceinte qui boit un verre d'alcool
Illustration d'une femme enceinte qui boit un verre d'alcool — TEICH/CARO FOTOS/SIPA

Dans l’imaginaire collectif, la notion de risque lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse « reste encore très floue ». En effet, seul un Français sur quatre considère que toute consommation d’alcool pendant la grossesse comporte un risque pour le nouveau-né, selon une enquête (*) de l’Inpes (prévention et éducation pour la santé) publiée à l’occasion de la Journée internationale du Syndrome d’Alcoolisation fœtale (SAF) qui se tient aujourd'hui, mercredi.

Si une majorité des sondés (86 %) est consciente de l’existence du risque d'une consommation ponctuelle excessive, ce dernier n'est pas pour autant mieux connu. Preuve en est que près d’un Français sur cinq (18 %) estime qu’une femme enceinte peut boire quelques gorgées d’alcool de temps en temps sans prendre de risque pour son bébé. Pire, pour 37 % d’entre eux, les risques pour le fœtus ne se font sentir qu’à partir d’une consommation quotidienne d’alcool.

Une consommation d’alcool qui tend à se banaliser chez les femmes

D’après le Dr François Bourdillon, directeur général de l’Inpes, les résultats de cette enquête sont d’autant plus préoccupants que, dans le même temps, la consommation d’alcool est en forte augmentation chez les femmes et notamment chez les étudiantes. Elle tend même, selon lui, à se banaliser.

Or, l’alcool est toxique pour le fœtus et peut nuire à son développement et être notamment responsable d’accouchements prématurés et de retards de croissance de l’enfant, rappelle l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). 

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8.000 enfants victimes de séquelles de l’alcoolisation fœtale

Pour rappel, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF), forme d’atteinte la plus grave de l’exposition prénatale à l’alcool, peut se manifester par un retard du développement, des déficits intellectuels, des malformations, des troubles de l’apprentissage, de l’attention etc. 

Les divers troubles causés par l’alcoolisation fœtale toucheraient 8.000 enfants nés chaque année. Dans les pays occidentaux, la consommation d’alcool pendant la grossesse reste la première cause de handicap mental d’origine non génétique chez l’enfant.

 

(*) L’enquête réalisée par BVA pour l’Inpes, a été menée du 25 au 27 juin dernier auprès d’un échantillon représentatif de 1.005 personnes de plus de 15 ans.