Des scientifiques pensent avoir déterminé la taille idéale du pénis

SANTE Les auteurs ont présenté 100 phallus érigés à l’aide d’une imprimante 3D à 75 femmes pour les besoins de l’étude…

M.C.

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Modèles informatiques des phallus utilisés pour l'étude.
Modèles informatiques des phallus utilisés pour l'étude. — Plos One

Est-il possible de faire avancer le débat millénaire sur la taille idéale du pénis ? Une équipe de scientifiques, qui en avait la ferme conviction, a mené une étude à l’aide de 100 phallus sculptés par une imprimante 3D et de 75 participantes, et croit bien avoir mis la main sur les proportions idoines – selon ces femmes.

Mises en présence des cent pénis – bleus – érigés pour l’occasion, celles-ci ont dû désigner le membre qui avait pour elles la taille idéale chez un partenaire régulier, puis chez un amant d’un soir. Les chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles et de l’Université du Nouveau-Mexique, qui publient leurs résultats dans la revue scientifique Plos One, tiennent à rassurer la gent masculine : « Nos participantes ont préféré des pénis qui n’étaient que légèrement supérieurs à la taille moyenne », précisent les auteurs.

16 cm de long pour 12,2 cm de circonférence

Le verdict : pour un partenaire à long terme, les 75 sujets de l’étude ont préféré en moyenne un phallus d’environ 16 cm de long pour 12,2 cm de circonférence, et pour une aventure d’un soir, un pénis de 16,25 cm de long pour 12,7 cm de circonférence.

Selon les chercheurs, le simple fait que les préférences des femmes changent en fonction du contexte devrait rassurer les hommes préoccupés par leur virilité. « En d’autres termes, les femmes préfèreront différentes tailles pour différentes raisons à différents moments, explique la psychophysiologiste Nicole Prause, et n’importe qui peut donc représenter l’idéal de la femme selon le type de relation qu’elle recherche. »

Plus gros n’est pas forcément synonyme de meilleur

Si le Dr. Prause admet qu’« il est logique que les femmes recherchent un pénis plus gros qui amènera le gland clitoridien plus près du point de friction », plus gros n’est pas forcément synonyme de meilleur. « Avoir un plus gros phallus a un coût », explique-t-elle à The Daily Beast, constatant que « les rapports provoquent alors des déchirures et enfoncent davantage de bactéries dans le vagin, ce qui « n’est pas une bonne option à long terme », conclut-elle.

Pour ceux qui auraient encore des doutes, le Dr. Geoffrey Miller, l’un des co-auteurs, tient à remettre le pénis (et l’étude) à sa place en signalant lui que « l’intelligence, la gentillesse, le sens de l’humour, et d’autre traits de la personnalité de l’homme sont aussi très importants pour les femmes ».