Etats-Unis: Bientôt des « menus enfants » moins caloriques dans les fast-foods de New York

OBESITE Un membre du conseil municipal vient de déposer une proposition de loi...

20 Minutes avec agence

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Un hamburger préparé dans un fast-food près de Toulouse
Un hamburger préparé dans un fast-food près de Toulouse — Remy Gabalda AFP

Les petits New-Yorkais pourraient bientôt profiter de menus plus sains dans leurs restaurants préférés, les fast-foods. Un membre du conseil municipal de la Grosse Pomme vient effectivement de déposer une proposition de loi pour, dixit Le Parisien, améliorer la composition nutritive des « menus enfants » dans les restaurants rapides.

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Point question de toucher au hamburger, ici seul le nombre de calories devrait changer. Et pour appuyer son projet, l’élu mise sur les jolis résultats d’une étude menée sur ses résultats potentiels et qui vient d’être publiée dans l’American Journal of Preventative Medicine.

En moyenne, ces menus spéciaux apporteraient quelque 600 calories aux enfants, 36 % d’entre elles provenant des lipides. Sachant que les tickets de caisses de 358 adultes compilés indiquaient que 422 enfants avaient profité du paquet « burger-frites-soda-jouet » chez Burger King, McDonald’s ou encore Wendy’s, les experts de l’université de New York (NYU) ont rapidement tiré la sonnette d’alarme.

Seuls 2 % des menus conformes aux recommandations

Car seuls 2 % de ces menus seraient actuellement conformes aux recommandations de la nouvelle proposition de loi introduisant portions de fruits et légumes mais surtout, des repas ne dépassant pas les 500 calories pour moins de 35 % de graisses et moins de 10 % de graisses saturées, moins de 10 % de sucres ajoutés et moins de 600 milligrammes de sodium.

De fait, expliquent les chercheurs, pour respecter ces recommandations, 9 % de calories devraient être retirés (soit 54 calories en moins) et les apports en sodium ou en lipides devraient être abaissés de 10 %. « Même si cela semble représenter une baisse limitée, les petits changements qui affectent un grand nombre de personnes peuvent entraîner un fort impact sur la santé des plus jeunes », clame l’auteur de l’étude, Brian Elbel.

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« L’efficacité de cette mesure dépendra aussi de l’industrie agroalimentaire si cette dernière n’essaie pas de la neutraliser via le marketing ou d’autres stratégies », tempère, pour sa part, Marie Bragg, coauteure de l’étude qui dénonce ici l’utilisation des jouets pour appâter les ventres des plus petits.

Fort de ces résultats, l’élu new-yorkais espère, apprend-on dans l’étude, obtenir le soutien de ses pairs et voir sa proposition être soutenue lors du prochain conseil municpal, en octobre.