Étiquetage nutritionnel: Le code 5 couleurs plebscité par les experts

ALIMENTATION Inspiré d’un modèle anglais, le système classifie les aliments industriels du vert au rouge, afin d’aider le consommateur à choisir le produit qui lui convient...

20 Minutes avec agences

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 Le rayon frais a l'interieur d'un Magasin U.
 Le rayon frais a l'interieur d'un Magasin U. — PRM/SIPA

Le code de cinq couleurs, simple et compréhensible par tous, est le mieux à même d’aider le public à choisir parmi les aliments industriels ceux qui sont les plus favorables à leur santé, des plats préparés aux céréales en passant par les lasagnes. C’est la position du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) dans un rapport rendu public ce lundi.

Le Haut Conseil s’est ainsi employé, à la demande du ministère de la Santé, à passer en revue les différents systèmes proposés au niveau national et international. S’appuyant sur les études scientifiques disponibles, le HCSP a retenu le système à 5 couleurs (« 5-C »).

Une information complémentaire pour le consommateur

Le professeur Didier Jourdan justifie le choix de la commission dont il est le président : « Ce système de code couleurs permet de se repérer rapidement sur la qualité nutritionnelle des produits de supermarchés, mais il offre aussi la possibilité de comparer des produits de marques différentes pour privilégier, par exemple, les marques de céréales les moins grasses et les moins sucrées ou les lasagnes bolognaises ou les pizzas qui ont le meilleur profil nutritionnel. »

Hard discount ou marques nationales: La qualité nutritionnelle ne dépend pas du prix

S’il n’est « pas parfait », poursuit-il, le système 5-C a le mérite d’être simple et d'« attirer l’attention du consommateur » et lui permettre de classer les aliments selon leur qualité nutritionnelle. Le système, qui va dans le sens des préconisations de l’UFC-Que Choisir,
a par ailleurs l’avantage de compléter les autres indications (calories, lipides, glucides…) écrites en tout petit que la plupart des consommateurs ont du mal à interpréter.

Donner des repères en matière d’information nutritionnelle

Basé sur un modèle de classement d’origine britannique (1), validé scientifiquement, et inspiré du rapport du professeur Serge Hercberg, il permet de classer les aliments du vert pour les aliments les plus sains au rouge pour ceux présentant le moins d’intérêt nutritionnel. Mais pourquoi adopter 5 classes et pas 3 ou 4 comme l’aurait souhaité Carrefour ? La mise en place de 5 variantes (vert, jaune, orange, rose, rouge) permettra plus facilement de modifier la composition de l’aliment pour passer à une catégorie supérieure que les modèles à 3 ou 4 classes. Le rapport souligne également que cette classification constitue une plus forte incitation pour les fabricants et industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits. 

Etiquetage nutritionnel : La contre-attaque de la grande distribution

« Il n’est pas question de dire qu’un aliment est bon ou mauvais, mais de donner un outil pour se repérer » précise le président du HCSP, spécialiste des sciences de l’éducation dans le domaine de la prévention, affirmant que le violet pourrait remplacer le rouge, qui n’est pourtant pas perçu comme discriminant ou signalant un produit interdit.

 

(1) A noter qu’un travail spécifique concernant les fromages, les matières grasses et les boissons a été nécessaire pour transposer le modèle aux habitudes alimentaires françaises. Ainsi, l’apport en protéines et calcium est valorisé pour les fromages, il n’y aura donc pas de recommandations rouges. Concernant les boissons (hors vins et alcools), le vert est attribué à l’eau, seule boisson indispensable. Pour les autres, la teneur en sucre est le critère déterminant. Pour les matières grasses, le classement tient compte de la recommandation de privilégier celles d’origine végétales.