Le moral des parents baisse avec la naissance du premier enfant

FAMILLE La chutee de moral couperait l’envie d’avoir un deuxième enfant…

20 Minutes avec agence

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Illustration: Des parents et leur enfant.
Illustration: Des parents et leur enfant. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Oubliez l’habituel cliché avec les parents heureux tenant dans leurs bras le nouveau-né. La naissance d’un premier enfant est plus mal vécue quun divorce ou quun licenciement révèle une étude publiée début août dans la revue Demography.

Une naissance mal vécue pour une majorité des parents

Dans les faits, les parents ont évalué leur bonheur à 7,4 sur 10 entre trois et cinq ans avant l’arrivée de l’enfant. Une note qui a chuté de 1,6 point pour 70 % des personnes interrogées, pendant l’année ou un an après la naissance du premier enfant.

Parallèlement, lorsqu’une personne divorce, l’indice de satisfaction baisse de 0,6 point, pour un licenciement et d’un point pour la mort d’un conjoint. Autrement dit, la naissance d’un enfant n’est pas synonyme de bonheur. Loin de là. Surtout quand l’étude souligne que ces parents désappointés n’ont que très rarement envie d’un deuxième enfant.

Une tendance qui s’observe particulièrement chez les parents de plus de 30 ans ayant fait de longues études précise Pourquoi Docteur, qui cite Mikko Myrskylä, l’un des auteurs de l’étude : « En général, ces derniers se plaignent d’un manque de sommeil, de stress, et d’un sentiment de perte de liberté et de contrôle sur leur vie ».

(1) Pour tenter d’expliquer l’écart entre le nombre d’enfants désirés et le nombre de naissance en Allemagne, Mikko Myrskyla et Rachel Margolis, chercheurs canadiens et allemands, ont interrogé 2.016 citoyens avant et après la naissance de leur premier enfant, leur demandant la question suivante : « Êtes-vous satisfaits de votre vie ? ». Les réponses pouvaient varier sur échelle allant 0 (du désarroi le plus total) à 10 (bonheur complet).