Méningite: 32 familles, victimes de vaccins défectueux, portent plainte

JUSTICE Vingt-et-un lots défectueux d'un vaccin contre la méningite comportaient des particules métalliques comme de l'aluminium, du silicium, du fer ou du plomb...

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un vaccin, le 20 octobre 2009.
Illustration d'un vaccin, le 20 octobre 2009. — FRANCOIS GUILLOT

Trente-deux familles ont saisi la justice suite à la découverte de lots défectueux de vaccin contre la méningite. Dans ces familles, douleurs abdominales, éruptions cutanées ou des troubles du sommeil sont venus perturber plusieurs enfants vaccinés contre la maladie. Pire, certains ont développé des maladies auto-immunes.

Quand retirer le vaccin défectueux des pharmacies prend deux ans

En cause, le Meningitec, vaccin distribué par CSP en France et produit par le laboratoire américain Nuron Biotech. Vingt-et-un lots, produits en 2012, devaient être, « par mesures de précaution » et à la demande de l’agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM), retirés à la vente à partir du 25 septembre 2014.

Des lots qui étaient chargés en métaux lourds (plomb, aluminium, fer, étain, argent, ou encore silicium), selon les résultats des analyses effectués à l’époque par le gendarme du médicament. Mais en deux ans, autant de tant qu’il aura fallu à l’ANSM pour déceler ces lots défectueux et aux pharmacies pour retirer le vaccin de leurs tiroirs, le Meningitec aurait, selon France 3 Bretagne, continué à être délivrés.

Une page Facebook, une action en Italie et un procès le 22 septembre

« Je crois qu’il y a une chaîne de responsabilités, qui part du laboratoire, qui arrive à l’ANSM qui, tout de même, est le gendarme du médicament et qui peut éventuellement continuer entre les mains du pharmacien », a ainsi expliqué, contacté par BFMTV, Emmanuel Ludot, avocat des plaignants qui dénoncent la lenteur avec laquelle le laboratoire a réagi et le manque d’informations.

Outre l’action en justice, ces parents ont créé un collectif et ouvert une page Facebook pour échanger sur la procédure judiciaire et la maladie de leurs enfants. On y apprend que plusieurs autres familles victimes du Meningitec devraient se joindre à cette action collective et qu’une action similaire est en cours en Italie, où les mêmes lots frauduleux ont été commercialisés. Le procès, lui, doit s’ouvrir le 22 septembre devant le Tribunal de grande instance de Clermont-Ferrand.