Cancer du col de l'utérus: L'Agence européenne du médicament eximanera les risques des vaccins

SOCIETE En France, plusieurs plaintes ont été déposées en 2014 contre le vaccin Garsadil...

20 Minutes avec agence
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Representation du virus du papillomavirus provoquant le cancer du col de l'utérus.
Representation du virus du papillomavirus provoquant le cancer du col de l'utérus. — DURAND FLORENCE/SIPA

L’Agence européenne du médicament (EMA) examinera, notamment en France, certains risques sanitaires associés aux vaccins anti-HPV*  utilisés pour lutter contre les cancers du col de l’utérus, a-t-on appris lundi.

Dans un communiqué, l’agence basée à Londres précise que cet examen, mis en place suite à la demande du Danemark, se focalisera sur la survenue de deux syndromes spécifiques et « rares », à savoir le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) et le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (STOP).

Aucun lien de cause à effet établi entre les vaccins et les syndromes

Dans les faits, le SDRC s’exprime par des douleurs chroniques affectant les membres, tandis que le STOP, caractérisé par une augmentation du rythme cardiaque lors d’un changement de position du corps, est associé à des vertiges, évanouissements, maux de tête ou faiblesse.

D’après l’EMA, ces deux syndromes ont déjà été rapportés par le passé chez des jeunes femmes ayant reçu les vaccins anti-HPV, sans « qu’aucun lien causal avec les vaccins n’ait pu être établi ». Problème : ceux-ci peuvent également survenir chez des personnes non vaccinées.

Le Comité spécialisé de l’EMA (le PRAC), chargé de l’étude, passera donc en revue les connaissances et recherches les plus récentes pour établir s’il y a plus de cas parmi les jeunes femmes vaccinées ou non et si on peut dégager un lien de cause à effet.

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Pas de remise en cause des bienfaits de la vaccination

En fonction des résultats, l’EMA décidera ou non de modifier l’information sur ces produits indique le communiqué. Pour autant, l’agence souligne d’ores et déjà que son « examen ne remet pas en cause les bénéfices » de ces vaccins déjà administrés à 72 millions de personnes dans le monde pour stopper la transmission par voie sexuelle du papillomavirus (HPV).

En France, des plaintes ont été déposées en 2014 contre Sanofi Pasteur MSD accusant son vaccin anti-HPV d’être à l’origine de maladies auto-immunes, en particulier sclérose en plaques (SEP), parmi les vaccinées.

*Le papillomavirus humain (HPV) est l’origine de lésions précancéreuses qui, au bout de plusieurs années, peuvent évoluer en cancers du col de l’utérus, et aussi cancers du canal anal ou de la gorge. La plupart des pays recommandent depuis quelques années de vacciner les jeunes filles entre 9 et 12 ans, avant leur première relation sexuelle.