L'anxiété et la dépression seraient héréditaires

ETUDE En étudiant des singes, des chercheurs ont pu trouver des corrélations entre l'anxiété des parents et de leur progéniture....

20 Minutes avec agences

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Tep Scan du cerveau d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer.
Tep Scan du cerveau d'un patient atteint de la maladie d'Alzheimer. — M.Libert / 20 Minutes

Des chercheurs ont découvert que les parents anxieux sont plus susceptibles d’avoir… des enfants anxieux. L’étude menée par le département de psychiatrie et de la santé de l’université du Wisconsin (Etats-Unis) a révélé qu’un « circuit cérébral hyperactif », qui est généralement lié à des troubles anxieux, se transmet de génération en génération.

Ils transmettent leurs gènes sujets à l’anxiété à la prochaine génération

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont, rapporte le Daily Mail, étudié le comportement de 600 singes issus d’une même famille multigénérationnelle. Les plus jeunes ont été « testés » dans une situation légèrement anxiogène, celle qu’un enfant serait à même de rencontrer. Autrement dit, ils ont été mis face à un inconnu sans qu’aucun contact visuel ne puisse être établi. Les experts ont, de leur côté, analysé le niveau d’anxiété de chacun des sujets, en utilisant notamment des méthodes d’imagerie médicale couramment utilisées pour l’homme (la tomographie par émission de positons (PET), entre autres).

Et nos chercheurs de réussir à identifier les régions du cerveau dans lesquelles l’augmentation du métabolisme prédit le niveau d’anxiété de chaque individu : l’amygdale, le centre cérébral limbique de la peur et le cortex préfrontal. Mais aussi, en utilisant l’approche « de corrélation génétique », à découvrir que ce « circuit neuronal », où se trouvent le métabolisme et le tempérament anxieux, est susceptible de partager la même base génétique.

« Etre plus sélectifs dans nos recherches pour un traitement. »

De fait, estiment les auteurs de l’étude, les singes, et par conséquent les humains, transmettent leurs gènes sujets à l’anxiété à la prochaine génération. Ainsi, ils affirment même qu’environ 35 % des tendances à l’anxiété peuvent être expliquées par des affaires familiales.

« L’hyperactivité de ces trois régions du cerveau est une altération du cerveau qui a été héritée et qui est directement liée à des risques de développer plus tard de l’anxiété et la dépression », tente de simplifier le Dr Ned Kalin, auteur principal de l’étude. « Ceci est un grand pas dans la compréhension des fondements neuronaux de l’anxiété hérités et cela commence à nous donner de quoi être plus sélectifs dans nos recherches pour un traitement. »