Diabète: Un patch «intelligent» pour injecter de l'insuline

SANTÉ Le « timbre » testé sur des souris diabétiques doit encore s’adapter à chaque malade…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une personne s'injectant de l'insuline à cause de son diabète.
Illustration d'une personne s'injectant de l'insuline à cause de son diabète. — West Coast Surfer / Moo/REX/SIPA

C’est une vraie révolution pour les millions de personnes atteintes de diabète dans le monde. Des chercheurs ont testé avec succès sur des souris un « patch » intelligent capable de détecter une augmentation du sucre dans le sang et d’injecter de l’insuline sans aucune douleur (1). Ce timbre transdermique de la taille d’une pièce d’un centime est recouvert d’une centaine de micro-aiguilles ayant chacune la taille d’un cil.

« Nous avons conçu ce timbre (…) qui fonctionne rapidement, qui est simple à utiliser et qui est fabriqué avec des matériaux non-toxiques et biocompatibles. Ce système peut même être personnalisé pour prendre en compte le poids du malade et sa sensibilité à l'insuline », explique Zhen Gu, professeur au département d’ingénierie biomédicale de l’Université d’Etat de Caroline du nord (UNC/NC State University), principal auteur de ces travaux.

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« Injecter des doses inappropriées d’insuline peut provoquer des complications graves »

Il s’avère cependant que davantage de tests et d’essais cliniques sont nécessaires avant que ce « patch » puisse être utilisé par des malades. Car « injecter des doses inappropriées d’insuline peut provoquer des complications graves pouvant entraîner la cécité, des amputations de membres voire un coma diabétique ou la mort », relève le Dr John Buse, directeur du centre de traitement du diabète de l’Université de Caroline du Nord, coauteur de cette recherche publiée dans les Compte rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Des chercheurs vont donc encore s’efforcer d’éliminer ces risques d’erreur en créant « un système en circuit fermé » qui relie directement le mécanisme qui traque les niveaux de sucre sanguin et la pompe pour administrer l’insuline. Un système qui comprend des capteurs et des pompes mécaniques avec des cathéters qui sont fixés sous la peau et doivent être remplacés après quelques jours.

(1). Aujourd’hui les 387 millions de personnes dans le monde souffrant de diabète (ils devraient être 592 millions d’ici 2035) s’efforcent de maintenir leurs niveaux de glycémie par le biais d’injections répétées d’insuline sous la peau. Une procédure parfois douloureuse et imprécise.