Maladies cardiovasculaires: Le bruit du trafic routier augmente les risques

ETUDE A Londres, plus de 1,6 million de personnes vivent dans des zones où le bruit dépasse 55 dB dans la journée...

20 Minutes avec agence
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Le trafic routier était très chargé vers la vallée du Rhône samedi matin avec 62 km de bouchons cumulés pour ce nouveau chassé-croisé des vacances scolaires lors d'une journée classée rouge dans le sens des départs, a annoncé le Centre national d'information routière (Cnir).
Le trafic routier était très chargé vers la vallée du Rhône samedi matin avec 62 km de bouchons cumulés pour ce nouveau chassé-croisé des vacances scolaires lors d'une journée classée rouge dans le sens des départs, a annoncé le Centre national d'information routière (Cnir). — Jeff Pachoud afp.com

Le bruit généré par le trafic routier augmente le risque d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de mortalité chez les riverains. Publiée ce mercredi dans le European Heart Journal, une vaste étude britannique, la première à établir un lien entre le bruit et les problèmes de santé à Londres (Royaume-Uni), révèle, en effet, que l’exposition à un trafic routier important augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires ou les hospitalisations à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

D’après les chercheurs, les personnes (1) habitant dans une zone où la circulation routière dépasse 60 décibels dans la journée ont donc un risque accru de décès de l’ordre de 4 % par rapport à celles vivant dans des zones plus calmes. Il serait de 5 % pour les adultes vivant près de voies particulièrement bruyantes. Un pourcentage qui atteint 9 % chez les personnes âgées.

Un facteur aggravant d’hypertension ou de stress

Pourquoi ? Tout simplement parce que le bruit serait un facteur aggravant d’hypertension ou de stress. Autant de symptômes boostant particulièrement les maladies cardiovasculaires et les AVC. Sans oublier que le bruit empêche de bien dormir alors que le sommeil est, selon les chercheurs, un modérateur « important de la libération d’hormones, de la régulation du glucose et de la fonction cardiovasculaire ».

Pour rappel, une précédente étude, menée cette fois en Suède et publiée par le British Medical Journal, induisait un lien entre décibels et diabète, voire obésité. Et qui dit obésité dit maladies cardiovasculaires…

(1). Entre 2003 et 2010, les chercheurs se sont penchés sur les habitudes de vie et le sommeil de près de 8 millions de Londoniens vivant dans de zones au trafic routier dense en évaluant en particulier le niveau sonore. Ceci sachant qu’à Londres, plus de 1,6 million de personnes vivent dans des zones où le bruit dépasse 55 décibels dans la journée, soit celui d’une machine à laver.