Moustique tigre: Trois conseils pour s'en protéger cet été

SANTE Cet insecte, qui peut être vecteur de maladies tropicales comme la dengue ou le chikungunya, s’est implanté dans 20 départements français…

Lison Lagroy
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Une fois que le moustique tigre est implanté, on ne peut plus s'en débarrasser.
Une fois que le moustique tigre est implanté, on ne peut plus s'en débarrasser. — LODI FRANCK/SIPA

Il progresse à toute vitesse. Installé dans le Sud de la France depuis 2004, le moustique tigre (Aedes albopictus) serait désormais implanté dans 20 autres départements, principalement dans les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Corse, Paca, Rhône-Alpes et tout nouvellement dans le Nord. Particulièrement nuisible (il pique la journée et sa piqûre est douloureuse), il peut même être dans certains cas vecteurs de virus comme le chikungunya ou la dengue. 20 Minutes vous donne quelques conseils pour s’en protéger et limiter sa prolifération.

Le reconnaître

Pour le combattre, il faut d’abord être capable de le reconnaître. Selon le portail de signalement du moustique tigre, cet insecte est « très facile à identifier grâce à ses rayures noires et blanches présentes sur le corps et les pattes ». « C’est un moustique de petite taille (plus petite qu’une pièce d’un centime d’euro) ne dépassant pas 1 cm d’envergure ».

Pour Alain-Michel Bea, entomologiste, il n’y a « pas vraiment de distinction avec les autres moustiques, sauf que le moustique tigre est plus à risques ». Ce moustique « presque exotique » peut en effet être vecteur de « maladies qu’on ne connaît pas », en plus du chikungunya et de la dengue. Entre mai et juin 2015, l’Institut de veille sanitaire a recensé 168 cas suspects concernant ces maladies, dont 29 ont été confirmés.

Se protéger comme pour les autres moustiques

Pour se protéger des piqûres, les traditionnels anti-moustiques sont conseillés (surtout en journée), même s’ils n’éliminent pas durablement les moustiques. On peut aussi en imprégner nos vêtements. A l’intérieur de la maison, on peut également utiliser des diffuseurs d’insecticides ou faire marcher la climatisation, car les moustiques fuient les endroits frais. Les bébés peuvent dormir sous une moustiquaire imprégnée de produit.

L’entomologiste Alain-Michel Bea conseille également une plante « à laquelle on pense peu », le cyclamen. Elle est en réalité, par son odeur, un très bon repoussoir à moustiques.

Limiter sa prolifération

Le moustique tigre se développant en quatre étapes (œuf, larve, nymphe et adulte), il faut tenter de limiter sa prolifération dès sa naissance. Les larves de moustiques ayant besoin d’eau stagnante pour se développer, il faut supprimer toutes les zones d’humidité possible dans un jardin. En premier lieu, supprimer les eaux dites « dormantes » (détritus, encombrants, bâches plastiques, pneus usagés, déchets verts), où ces insectes aiment venir se reproduire. Il est nécessaire de changer l’eau des plantes une fois par semaine, de supprimer les soucoupes des pots de fleurs, ou de remplacer l’eau des vases par du sable humide. Il ne faut pas hésiter non plus à vérifier régulièrement le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et à nettoyer régulièrement gouttières, regards et caniveaux.

Enfin, il est conseillé de couvrir les réservoirs d’eau (bidons, citernes, bassins) avec un voile moustiquaire ou un simple tissu ainsi que les piscines hors d’usage. L’eau devra être évacuée ou traitée par de l’eau de javel ou des galets de chlore.