Maladies cardiovasculaires: Le chocolat «associé» à un moindre risque cardiovasculaire

ETUDE Une consommation supérieure de chocolat pouvant aller jusqu'à 100 grammes par jour est associée à un risque plus faible de maladie coronarienne et d'AVC...

20 Minutes avec agences

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Du chocolat.
Du chocolat. — Rex Features/REX/SIPA

Manger quotidiennement du chocolat réduirait les risques de maladie cardiovasculaires selon une étude britannique. « Selon cette étude (…), une consommation supérieure de chocolat pouvant aller jusqu’à 100 grammes par jour est associée à un risque plus faible de maladie coronarienne et d’AVC (…) », précisent les chercheurs dans un article publié en ligne dans la revue spécialisée britannique Heart (groupe BMJ).

Le groupe de chercheurs britanniques a mis en relation les quantités de chocolat que les personnes participant à cette étude déclaraient consommer et leurs données sur leur santé cardiovasculaire : taux de cholestérol, survenue d’accident cardiaque, d’accident vasculaire cérébral (AVC), etc. Résultat : ils ont observé que les participants déclarant consommer le plus de chocolat souffraient statistiquement moins de maladies cardiovasculaires.

Aucune preuve d’un lien direct entre le cacao et le bien-être de nos artères

Toutefois les chercheurs notent d’eux-mêmes qu’il n’existe aucune preuve d’un lien direct entre le cacao et le bien-être de nos artères. Et si la consommation de chocolat noir a déjà été associée par le passé dans plusieurs études à une meilleure santé cardiovasculaire, aucune relation de cause à effet n’a été clairement établie.

Les auteurs de l’étude ajoutent que les participants qui mangeaient plus de chocolat étaient en moyenne plus jeunes et pratiquaient également plus de sport. Un style de vie qui peut rendre tout individu moins sujet aux maladies cardiovasculaires. Sans compter que les personnes à risque sur ce type de pathologies ont tendance à limiter leur consommation de chocolat pour améliorer leur hygiène de vie selon les chercheurs.

« Un industriel ne pourrait pas l’utiliser comme argument de vente »

Ainsi, le médecin nutritionniste Arnaud Cocaul, de l’hôpital parisien de la Pitié Salpêtrière, explique qu’il s’agit là d’une « étude observationnelle avec toutes ses limites. Un industriel ne pourrait pas l’utiliser comme argument de vente ».

De son côté, Pierre Azam, autre spécialiste de la nutrition estime « qu’aucune certitude en matière de santé publique ne peut ressortir de ce type d’étude », s’inquiétant des « dégâts » que les « raccourcis » susceptibles d’être faits à partir de ce type d’études peuvent causer dans la population.

(1). 25.000 hommes et femmes résidents dans le Norfolk (est de l’Angleterre) ont participé à cette étude et ont été suivis pendant une dizaine d’années en moyenne.