Cancer: 80 % des enfants en guérissent aujourd'hui

SOCIETE Selon les scientifiques, seul un enfant sur cinq réchappait de son cancer il y a cinquante ans ...

20 Minutes avec agence

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Enfant victime d'un cancer à l'institut Gustave Roussy.
Enfant victime d'un cancer à l'institut Gustave Roussy. — ISA HARSIN/SIPA

80 % des enfants de moins de 15 ans atteints d’un cancer guérissent, selon les résultats d’une étude américaine, présentée le 31 mai lors de la conférence annuelle de l’Asco (société américaine d’oncologie clinique) à Chicago.

Un énorme progrès car « il y a cinquante ans, seul un enfant sur cinq réchappait de son cancer », a précisé le Dr Gregory Armstrong, qui a dirigé cette étude portant sur 34.000 patients. Les « rescapés » de plus en plus nombreux, représentent 400.000 personnes, soit plus d’une personne sur 1.000 aux Etats-Unis.

Des soins mieux adaptés

En effet, les soins prodigués aux enfants pour les sauver de la maladie, sont en nette amélioration ces dernières décennies. En cause, des traitements anticancéreux mieux adaptés, qui bien qu’ils engendrent dans certains cas, un décès [durant les 15 années suivant le diagnostic] sont moins fatals qu’auparavant : la mortalité de ces soins est passée de 3,1 % à 1,9 % entre le début des années 1970 à la fin des années 1990. Le développement d’une autre tumeur ou de troubles cardiaques, fréquemment causes de ces décès précoces, sont eux aussi en net recul selon les chercheurs.

Une personne rescapée sur 4 souffrira d’une autre maladie grave

Malgré ces bons chiffres, « le prix de la guérison reste élevé », concède Michael Link, professeur d’oncologie de l’université de Stanford en Californie qui précise qu’une personne sur quatre sortira de sa maladie avec une autre pathologie grave ou potentiellement mortelle.

D’après le Dr Birgit Geoerger, médecin-chercheur en clinique pédiatrique à l’Institut Gustave-Roussy à Villejuif, cité lundi par Le Figaro, de nombreux efforts restent à faire : « Nous devons faire avancer les recherches pour comprendre qui sont les enfants les plus vulnérables à la toxicité et élaborer des traitements moins toxiques ».