Impression 3D : La technologie au secours des amputés

HIGH-TECH En Ouganda, un programme pilote permet aux amputés d'obtenir une coque prothétique imprimée en 3D en quelques heures...

20 Minutes avec agences

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La technologie 3D offre une nouvelle vie aux amputés en Ouganda — Agence France-Presse

Il y a trois ans, Jesse Ayebazibwe a été amputé de la jambe droite après avoir été renversé par un camion en rentrant de l’école. Depuis, la technologie 3D a permis au petit ougandais de 9 ans d’avoir une vie presque normale. Car grâce à un scanner infrarouge, un ordinateur portable et deux imprimantes 3D, des prothèses en plastique sont désormais fabriquées en une journée et sont plus confortables et plus seyantes.

« Le processus est plutôt court, c’est toute la beauté des imprimantes 3D. Jesse est venu hier. Aujourd’hui il va être équipé », explique Moses Kaweesa, 34 ans, un technicien orthopédique des Services de rééducation complète d’Ouganda (Comprehensive Rehabilitation Services in Uganda, CoRSU), qui, avec l’université de Toronto, au Canada, et l’organisation caritative Christian Blind Mission, fabriquent les prothèses.

Plus de 250.000 enfants ougandais ont perdu un membre

Jesse avait reçu sa première prothèse « à l’ancienne » l’an dernier. Il fait dorénavant partie d’un programme pilote qui lui a permis d’obtenir pour la première fois une coque prothétique imprimée en 3D. Le tout pour 12.003 dollars : 12.000 pour le scanner, l’ordinateur portable et l’imprimante 3D et trois dollars (2,65 euros) pour la matière première.

Un coût qui, pour le moment, rend cette technologie accessible qu’à quelques-uns en Ouganda où seuls 12 techniciens orthopédiques officient pour les plus de 250.000 enfants ougandais ayant perdu un membre. Cela souvent à cause d’incendies ou de tares congénitales mais aussi à la suite de la sanguinaire rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur, adepte des amputations punitives.

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« Je me sens bien, comme avec une jambe normale »

Alors la technologie 3D, facilement transportable et qui permet aux techniciens de travailler sur plusieurs patients à la fois, est attendue comme le messie.

Et Jesse Ayebazibwe, après avoir reçu sa coque prothétique 3D, éclate de joie : « Je me sens bien, comme avec une jambe normale. Maintenant, je peux tout faire : courir, jouer au football, etc. »