Deux cas mortels de coronavirus MERS enregistrés en Corée du Sud

SANTE Plus de 20 pays sont touchés par cette épidémie...

20 Minutes avec AFP

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Image de l'Agence britannque de la protection de la santé montrant le Coronavirus au miscroscope
Image de l'Agence britannque de la protection de la santé montrant le Coronavirus au miscroscope — BRITISH HEALTH PROTECTION AGENCY

Après le SRAS, la grippe H1N1 et Ebola, voici le coronavirus MERS. Le ministère sud-coréen de la Santé a annoncé ce mardi que deux personnes infectées étaient mortes dans le pays, selon l'agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Une femme âgée de 58 ans, décédée tard lundi soir de déficience respiratoire aiguë a été testée positive au coronavirus MERS, a indiqué l'agence qui précise qu'il s'agit du premier cas mortel confirmé de cette épidémie en Corée du Sud. La seconde victime est un homme âgé de 71 ans, dont l'agence affirme qu'il a été testé positif le 28 mai, mais sans préciser la date du décès.

25 cas en Corée du Sud

Plus de 20 pays –dont l'Arabie saoudite, premier foyer d'infection– ont été touchés par ce virus pour lequel il n'existe ni vaccin, ni traitement. Selon l'agence Yonhap le nombre de cas confirmés de coronavirus MERS en Corée du Sud a grimpé à 25 mardi.

En Corée du Sud le premier cas avéré de coronavirus MERS, un virus plus mortel mais moins contagieux que celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003, avait été constaté le 20 mai.

400 morts en Arabie Saoudite

Selon le ministère de la Santé, 682 personnes ont été exposées directement ou indirectement au virus. Elles ont été placées en quarantaine ou en observation. Les infections sont imputées à un homme de 68 ans diagnostiqué deux semaines après son retour d'un séjour au Moyen-Orient au cours duquel il a passé deux jours en Arabie saoudite, pays qui a enregistré plus de 400 cas mortels depuis 2012.

Les autorités sud-coréennes sont accusées d'avoir tardé à prendre des mesures pour identifier les porteurs potentiels après le diagnostic du premier infecté. Elles sont aussi critiquées pour n'avoir pas empêché un porteur probable de se rendre en Chine. Cet homme de 44 ans, dont le père était porteur du virus, avait passé outre les consignes de prudence et pris l'avion pour Hong Kong et la Chine continentale avant d'être déclaré contaminé vendredi.