Rides, boutons, cernes: Le manque de sommeil est une catastrophe pour votre peau

SANTE Une journaliste britannique a accepté de faire office de cobaye pour prouver les effets néfastes du manque de repos ...

Anissa Boumediene

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En une semaine, la journaliste britannique Sarah Chalmers a constaté les effets du manque de sommeil sur sa peau.
En une semaine, la journaliste britannique Sarah Chalmers a constaté les effets du manque de sommeil sur sa peau. — Twitter / @ParkwaySleep

Quand on demande à un mannequin quel est le secret de sa beauté, elle répond généralement « beaucoup de sommeil ». Et là on a tendance à se dire « Mais bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu ! ». Sauf que c’est vrai. Sarah Chalmers, journaliste pour le quotidien britannique Daily Mail, a accepté de participer à une étude lancée par la London Sleep School sur l’impact du sommeil sur la peau. Et le résultat est édifiant.

Cernes, pores dilatés et boutons

A 46 ans, la journaliste et mère de trois enfants affiche un teint frais, garanti par ses huit heures quotidiennes de sommeil et ses grasses matinées du week-end. Mais pour les besoins de l’étude, qui a duré environ une semaine, Sarah Chalmers n’a dormi que quatre heures la première nuit, soit la moitié du temps de sommeil quotidien recommandé. Elle a ensuite réduit ses nuits de 25 %, dormant six heures au lieu de huit durant cinq jours consécutifs.

Sous l’effet du manque de sommeil, sa peau a vite opéré un savant mélange entre crise d’ado et coup de vieux. Teint terne, petits yeux, cernes, pores dilatés et boutons sur le menton ont vite transformé le teint reposé de la quadragénaire en mine déconfite. « En seulement cinq jours, les pores de ma peau ont doublé de volume et les rougeurs sur le visage ont augmenté de 50 % », a-t-elle constaté. « Le manque de sommeil rend le teint terne, accentue les rides et les cernes », confirme Anita Sturnham, dermatologue à Londres. « Quand on ne dort pas assez, le corps sécrète davantage de cortisol, qui dégrade le collagène de la peau et affecte son élasticité », explique-t-elle. Sans compter que cette hormone dope aussi la production de sébum, avec à la clé peau luisante et pores dilatés.

A fleur de peau

Mais les nuits trop courtes n’ont pas que des conséquences physiques. Maladresse, manque de concentration, perte de mémoire et irritabilité sont aussi de la partie. En dormant deux heures de moins chaque jour, Sarah Chalmers a rapidement eu les nerfs en pelote. « Je me suis mise à pleurer parce que j’avais cassé un bocal de sauce tomate », raconte Sarah, estomaquée par sa propre réaction. « J’étais à fleur de peau, à me mettre en colère contre mes enfants pour un rien », se souvient-elle.

Autre effet délétère de cette privation de sommeil : son impact sur l’appétit. « J’avais tout le temps faim, avec une irrésistible envie de manger des sucreries pour retrouver un peu d’énergie », décrit la journaliste. Or « l’une des conséquences directes du manque de sommeil sur le long terme est une augmentation de l’appétit, note le Dr Guy Meadows, fondateur de la London Sleep School. Dormir active la sécrétion d’hormones régulant la satiété ». Un constat confirmé par de précédentes études faisant le lien entre manque de sommeil et obésité.

Convaincue par cette expérience, la journaliste est allée se coucher, jurant au passage de « veiller à dormir huit heures par jour », par « crainte de subir les conséquences du manque de sommeil ».