La cigarette électronique attire plus les ados que le tabac

SANTE Selon une étude, le phénomène touche uniformément les ados de tous milieux sociaux et des deux sexes...

M.C. avec AFP

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Un adolescent avec une cigarette électronique.
Un adolescent avec une cigarette électronique. — Steve Meddle/REX Shutte/REX/SIPA

L'essayer, ce n'est pas forcément l'adopter. Les adolescents sont plus nombreux à tester la cigarette électronique que la cigarette traditionnelle mais très peu d'entre eux l'utilisent régulièrement, selon une étude britannique publiée jeudi.

Cigarette électronique: Le vapotage passif dangereux pour la santé

L'étude réalisée au Pays de Galles montre que 5,8% des 10-11 ans ont essayé au moins une fois la cigarette électronique, contre 1,6% la cigarette classique. L'expérimentation de la cigarette électronique augmente ensuite avec l'âge pour atteindre 12,3% de l'ensemble des 11-16 ans, mais reste toujours inférieure à celle du tabac, sauf chez les 15-16 ans.

Les ados de tous milieux sociaux et des deux sexes égaux devant le e-tabac

Seulement 1,5% des 11-16 ans font état d'un vapotage régulier (au moins une fois par mois) «ce qui semble indiquer que la cigarette électronique ne contribue pas directement et de manière significative à l'addiction à la nicotine chez les adolescents à l'heure actuelle», écrivent les auteurs de cette étude publiée dans la revue médicale BMJ Open.

Ils reconnaissent toutefois que les vapoteurs réguliers sont souvent ceux qui fument ou ont fumé du tabac ou du cannabis, ce qui apporte de l'eau au moulin de ceux qui pensent que la e-cig pourrait constituer une porte d'entrée dans le tabagisme. Ils restent néanmoins prudents et notent qu'il est également «possible que la e-cig et le tabac soient favorisés par des facteurs similaires et se produisent de manière concomitante sans lien de cause à effet».

L'étude met également en évidence l'égalité des sexes devant la cigarette électronique: le phénomène touche uniformément les ados de tous milieux sociaux et des deux sexes, alors que la consommation de tabac reste plus répandue chez les garçons des milieux populaires.