Un médecin sur quatre a des doutes sur l’utilité de certains vaccins

ETUDE Les généralistes restent favorables à la vaccination en général…

A.Ch.

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Illustration: le vaccin contre la grippe.
Illustration: le vaccin contre la grippe. — SAURA PASCAL/SIPA

Grippe, hépatite, rougeole, oreillons, rubéole, tétanos… La liste des vaccins pratiqués régulièrement par les médecins généralistes est longue. Pourtant, d’après une étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un médecin sur quatre serait sceptique sur l’utilité de certains d'entre eux et émettrait des doutes à l’égard des risques qu’ils présentent.

Les polémiques autour des vaccins contre la grippe aviaire, sur les effets secondaires de ceux contre l’hépatite B ou contre le papillomavirus ont contribué à rendre les Français méfiants. Les médecins, eux, restent globalement confiants: 97% des médecins interrogés se disent favorables à la vaccination en général.

Un «rôle pivot» dans la vaccination de la population

Toutefois, sur l’ensemble des vaccins prévus dans le calendrier vaccinal français, 61% des médecins estiment que seulement certains devraient être obligatoires. «Le désaccord avec un principe d’obligation vaccinale généralisée semble plus fréquent qu’il y a six ans», soulignent les auteurs de l’étude. Lors de la précédente étude, 42% des généralistes étaient favorables à cette obligation, contre 24% aujourd’hui.

Les médecins prennent donc des pincettes avec les vaccins. Pour près de 30% d’entre eux, il est probable que les adjuvants qu'ils contiennent soient associés à des complications à long terme. Une situation inquiétante selon les auteurs de l’étude, «vu le rôle pivot des généralistes dans la vaccination de la population. Leur hésitation à vacciner pourrait renforcer celle des patients.»