Assurance maladie: 9,7 millions de patients «longue durée» en 2013

SOCIETE Leur nombre ne cesse d'augmenter, grimpant de 869.000 en 2001 pour s'approcher aujourd'hui de la barre des 10 millions....

20 Minutes avec agence

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L'obésité fait des ravages dans les pays occidentalisés, à qui elle coûte extrêmement cher.
L'obésité fait des ravages dans les pays occidentalisés, à qui elle coûte extrêmement cher. — Justin Sullivan AFP/Getty Images/Archives

Le nombre de patients enregistrés en maladie de longue durée, et bénéficiant à ce titre d'une prise en charge totale des soins, atteignait 9,7 millions de personnes (affiliées au régime général) fin 2013, contre 9,5 millions fin 2012.

Selon les données de l'Assurance maladie, publiées ce mercredi, ces 9,7 millions de personnes bénéficiaient d'une prise en charge à 100%, soit moins d'une personne sur six, indique la Cnamts (caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés) sur son site. 

Diabète, tumeur et maladies psychiatriques

Et si Alzheimer, hypertension ou sclérose en plaques figurent parmi la liste des 30 affections de longue durée (ALD) définie par l'Assurance maladie (ces pathologies nécessitant des traitements prolongés et souvent coûteux), c'est le diabète qui touche le plus de patients en ALD: plus de 2,2 millions de personnes, âgées en moyenne de 66 ans, étaient atteintes de diabète de type 1 (sous insuline) ou de type 2 au 31 décembre 2013.

Les tumeurs malignes constituent la deuxième pathologie la plus fréquente en ALD (1,9 million de personnes), suivent les maladies psychiatriques de longue durée (près de 1,2 million de personnes concernées, âge moyen de 50 ans).

Babyboomers et mauvaise alimentation

Le nombre d'assurés acceptés en ALD ne cesse d'augmenter, grimpant de 869.000 en 2001 pour s'approcher aujourd'hui de la barre des 10 millions. Le vieillissement de la population et l'arrivée des babyboomers à la retraite expliquent cette hausse de pathologies lourdes. Les évolutions des modes de vie peuvent constituer d'autres facteurs: la sédentarité croissante, une mauvaise alimentation ou l'obésité accroissent par exemple les risques de diabète.

Les dépenses imputables aux soins prodigués à ces assurés en ALD ont augmenté aussi ces dernières années, de 5% et plus entre 2005 et 2010, année pour laquelle elles étaient de l'ordre de 100 milliards d'euros (soit 63% des dépenses totales de la branche maladie), selon la Cnamts.