Grippe: Une mutation génétique à l'origine des cas les plus graves chez l'enfant

ETUDE Cette année, le virus de la grippe a entraîné la mort de 12.000 personnes en France...

20 Minutes avec agence

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Un enfant se fait vacciner contre la grippe, en 2009 en France
Un enfant se fait vacciner contre la grippe, en 2009 en France — Fred Tanneau AFP

Si l’on en croit une récente étude franco-américaine, une mutation génétique pourrait être la cause des cas de grippe les plus sévères chez l’enfant. Publiés ce jeudi sur le site de l’Inserm, les travaux s’appuient sur le cas d’une fillette de sept ans, touchée par une forme grave de la grippe à l’âge de deux ans et demi rapporte Le Point.

Celle-ci ne présentait aucune pathologie pouvant expliquer sa vulnérabilité au virus. Hypothèse: les cas de grippe sévères chez les enfants en bonne santé seraient liés à des maladies génétiques. Et pour confirmer cette piste, les scientifiques ont mené des travaux en Europe et aux Etats-Unis.

Analyser le patrimoine génétique

Dans le détail, ils ont séquencé le génome de la petite fille, qui, a l’époque des faits était hospitalisée après avoir contracté la virulente grippe H1N1. Après analyse, les chercheurs ont mis en évidence deux copies d’un gène muté, héritées de chacun de ses parents précise le quotidien. La mutation du gène en question (IFR7) aurait entraîné une perturbation du système immunitaire de l’enfant, empêchant son organisme de lutter contre le virus (lire encadré). 

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Suite à ces résultats, les chercheurs espèrent pouvoir approfondir leurs travaux pour mettre au point des alternatives capables de soigner les cas sévères de grippe chez l’enfant. Pour rappel, cette année, le virus de la grippe est à l'origine du décès de 12.000 personnes en France. Et si, la plupart du temps, le virus provoque de la fièvre, des courbatures et des maux de tête, autant de symptômes qui disparaissent au bout d'une semaine, ces cas graves de grippe chez l'enfant restent aujourd'hui inexpliqués.

Ce gêne est connu pour amplifier la production d'interférons (aux propriétés naturellement antivirales) en réponse à une infection virale chez la souris et chez l'homme. La mutation a engendré l'absence de production d'interférons, et donc, une incapacité à se défendre contre la grippe, précise Le Point.