Sida: 27% des jeunes pensent que l'on peut guérir du virus

SOCIETE Même s'ils s'informent, les jeunes ne semblent pas encore conscients des risques et des conséquences de la contamination au virus...

20 Minutes avec agence

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Des bougies forment le symbole de la lutte contre le sida à Berlin, le 30 novembre 2013
Des bougies forment le symbole de la lutte contre le sida à Berlin, le 30 novembre 2013 — Florian Schuh DPA

Alors que le Sidaction débute ce vendredi, un récent sondage Ifop (1) révèle que malgré le bon niveau d’information des jeunes sur le virus du sida (VIH), de fausses croyances persistent et troublent leur perception de la maladie

Ainsi, si 89 % des sondés se disent bien informés sur le sujet, si plus de deux tiers d’entre eux connaissent les différents lieux de dépistage (71%) et 65% l’existence d’un traitement d’urgence en cas de relations sexuelles non protégées, seule la moitié des 15-24 ans ont connaissance de l’existence d’un traitement pour les personnes séropositives.

«Les messages se sont complexifiés»

Plus étonnant encore, 27 % des 15-24 ans pensent que l'on peut aujourd'hui guérir du sida. Pour Christian Andreo, directeur de la communication d’Aides, cité par France Info, les «messages se sont complexifiés» et, selon lui, l'information «une personne traitée efficacement ne transmet plus le virus» peut vite se transformer en «actuellement on peut guérir du VIH».

Et il est vrai qu'Internet et sa dose d'informations approximatives pourraient y être pour beaucoup. Car parmi les moyens d’information plébiscités par ces jeunes sondés, Internet arrive en tête (35%), devant les parents (27 %), les médias (26%) ou le médecin (22%). Détail marquant: 8 % des jeunes s’informent sur les réseaux sociaux, mais, au-delà de leurs propres recherches, les jeunes sont 87 % à avoir eu, une ou plusieurs fois, des interventions traitant du sida dans le cadre scolaire. 

«Il faut répéter, (...) rétablir la véracité des faits»

Enfin, le sondage Ifop permet de savoir qu'aujourd'hui encore parler du sida entre partenaires, reste une pratique taboue pour les jeunes: 42 % des sondés disent en parler «occasionnellement» ou jamais et seuls 32 % s'estiment à l’aise avec le sujet. Poursuivre la sensibilisation, tel est donc le souhait de Christian Andreo: «Il faut répéter, continuer à faire des grandes campagnes nationales qui peuvent rétablir la véracité des faits».

Cette année, le Sidaction propose aux internautes de devenir de véritables ambassadeurs et de se prendre en photo avec le visuel de la campagne 2015 puis de poster la photo sur les réseaux sociaux avec le message Je suis membre #TeamSidaction.

 

(1). Sondage réalisé en novembre 2014 sur un échantillon de 610 personnes, âgées de 15 ans à 24 ans