Afrique du Sud: Le nyaope, nouvelle drogue hyperaddictive

SOCIETE Tout consommateur risque désormais 15 ans de prison...

20 Minutes avec agence

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Une personne allume un joint
Une personne allume un joint — Jeff Pachoud AFP

Il existe un nouveau fléau en Afrique du Sud. Mélange artisanal d'héroïne et de cannabis, coupé à la mort au rat, au vinaigre ou à du chlore contenant souvent des résidus de médicaments, le nyaope inquiète les autorités du pays.

En effet, la drogue de synthèse (qui se fume comme un joint) est de plus en plus populaire et sa consommation explose dans les townships, les quartiers noirs de Durban, Delmas ou de Soweto. Selon la BBC, plusieurs décès liés à une overdose de la substance, hyperaddictive et bon marché (deux dollars la dose), y auraient déjà été recensés. 

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Des initiatives de désintoxication non encadrées

Et malgré la préoccupation du gouvernement sur le dossier, la lutte s’organiserait finalement sans lui. Des initiatives de désintoxication non encadrées voient ainsi le jour dans de nombreuses communautés. A l'instar de celle d'Oupa Segone qui gère un centre de réhabilitation dans sa ferme, à environ 27 kilomètres du township de Delmas.

Ouvert en janvier, le centre, mêlant agriculture et thérapie de groupe, aide déjà 22 toxicomanes à décrocher. «Je les éloigne du township. C’est là que tout se passe», explique le gérant à la BBC. La consommation du nyaope, classé parmi les drogues depuis mars 2014, est désormais passible de 15 ans de prison.