Vaccination: Un «inquiétant» recul en France

SOCIETE Avec l’Italie, la France est le dernier pays industrialisé à imposer encore certains vaccins… 

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un vaccin, le 20 octobre 2009.
Illustration d'un vaccin, le 20 octobre 2009. — FRANCOIS GUILLOT

Quelques jours après le verdict du Conseil Constitutionnel, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) s’inquiète du recul de la vaccination en France. «Il y a en France une baisse assez inquiétante de la vaccination, en particulier (contre) des pathologies qui risquent d'être graves», précise son président Roger Salamon, dans un communiqué, faisant ainsi référence à l'hépatite B et à la rougeole.

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Le poids des «lanceurs d'alerte»

Ainsi, la méfiance de la population face aux vaccins est passée de 10% en 2005 à 40% en 2010, d'après l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). En cause: «des lanceurs d'alerte extrêmement dangereux», source d’une «méfiance» grandissante du grand public, selon le professeur Roger Salamon, citant Henri Joyeux, ex-chirurgien cancérologue(1) .

Dans un avis rendu en septembre 2014, l'instance s'était déjà prononcée pour un débat de société sur le maintien ou non d'une vaccination obligatoire en France et avait proposé l'instauration d'une vaccination gratuite dans des centres publics de vaccination.

Ces vaccins combinés, un «gros progrès» 

Responsable du Comité technique des vaccinations au sein du HCSP, Daniel Floret a estimé, ce lundi, que ces vaccins combinés constituaient un «gros progrès» puisqu'ils répondent à des recommandations vaccinales officielles «du ministère de la Santé pour tous les nourrissons».

La vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole, première injection à 12 mois) figure également sur la liste des injections recommandées, alors que la France est le dernier pays industrialisé avec l'Italie à imposer encore certains vaccins (tétanos, diphtérie et polio), qui conditionnent notamment l'accès des enfants aux crèches et aux écoles.

 

(1). Ce dernier a pris position contre la vaccination systématique des enfants contre le papillomavirus (HPV) qui permet d'éviter plus tard des cancers du col de l'utérus, prenant le contre-pied du HCSP.